9.11.10

It's A Lovely Night With The Moon In The Sky-e-oh



Je viens à l'instant de relire l'article précédent, qui fait un peu « Juliet au pays des bisounours » parce que je l'avais rédigé suite à mon mois entièrement consacré à Interpol et là nous sommes déjà en novembre, je tente présentement de faire corps avec mon lit et il pleut presque sans interruption depuis trois jours. Autant dire que l'état d'esprit n'est plus exactement le même. Ceci dit la dernière semaine ne fut pas si terrible que ça (si encore une fois on ferme les yeux sur la demi-tonne de DS indésirables et les gens chiants que je croise quotidiennement à ScPo et ailleurs). J'ai passé deux jolis soirs à la Cigale. Le lundi pour My Chemical Romance parce que oui, j'ai franchis le pas, sans regret. A ce stade là, deux possibilités s'offrent à vous: vous pouvez me juger directos, fermer l'onglet ou de sauter quelques lignes, ou alors aller lire les 15 paragraphes que j'ai rédigé à ce sujet sur Sizzling Youth si c'est pas déjà fait. Je n'en reparlerai pas ici, je vous épargne ça, voyez un peu ma grandeur d'âme. Vendredi c'était le deuxième soir du Festival des Inrocks, et un peu la journée de l'affiche pour moi: en fait j'étais suivie par une équipe de tournage pour l'enregistrement du pilote d'un nouveau concept de doc, l'idée c'est en gros « un artiste, un professionnel, un fan » et moi je jouais le dernier rôle, l'awkwardness en bandoulière et mes amis hilares. Ca a quand même donné lieu à un ou deux moments bien drôles, comme quand alors que j'attendais mes petits camarades à côté de la queue de la salle pas encore ouverte (et donc l'équipe de tournage à mes trousses – non, en vrai ils étaient gentils) Marcos et Thomas de Surfer Blood qui s'apprêtaient à tourner un Concert à Emporter pour la Blogothèque sont venus me faire des mega-hugs en mode « heeey how's it going/ ah ça fait plaisir de te revoir/ qu'est-ce que tu deviens depuis mai?! » pendant que le public en attente me lançait des regards bizarres voulant vraisemblablement dire « mais c'est qui celle là? ». Dans mon coeur ça faisait juste flop-flop avec des coeurs parce que c'est quand même génial quand ta vie rencontre ton iPod, et que les gars de Surfer Blood sont juste super adorables donc j'étais ravie de les revoir.




Free Energy étaient chargés d'ouvrir les réjouissances, et comme ils sont nettement plus intéressants sur scène que sur disque, c'était bien sympa dès l'instant où je suis parvenue à faire abstraction de l'oeil de la caméra sur mon épaule. Surfer Blood nt pris la suite, on était principalement là pour eux et ils n'ont pas déçu un seul instant, ils jouent mieux que jamais puis ça fait toujours du bien de gueuler « I DON'T WANNA BE YOUR CATHOLIC PAAAGAN» dans les oreilles des filles chiantes qui squattent le devant de la fosse dans l'espoir de pouvoir pincer les fesses de Carl Barât. Free Energy sont venus faire mumuse avec eux pendant Swin, ambiance bonne enfant. Puis le Carl en question est arrivé, pas du tout désagréable mais un peu hors sujet dans cette soirée très nouvelle scène américaine. Il a remué en moi la nostalgie encore bien vivace de mes années Libertines en jouant The Man Who Would Be King ou encore Don't Look Back Into The Sun, c'était beau, puis le soupçon de Dirty Pretty Things était aussi appréciable: les premières renvoyaient au collège, les secondes au lycée, un vrai concert en forme de Madeleine de Proust. Mais bon, le Carl solo c'est quand même pas vraiment ça, et je dis ça entant que membre de longue date de la team CB. Après ça on a un peu cherché nos amis de Floride mais sans grand succès donc à la place on a discuté avec le chanteur de Free Energy, un mec bien coolos comme il faut qui m'a d'entrée de jeu complimenté sur mon tshirt No Age donc on ne pouvait que bien s'entendre. Il m'a sorti de nulle part « you're the girl being filmed, right? » et je me suis un peu sentie repérée mais après la conversation a dévié sur les Strokes, ce qui était un peu mieux pour ma dignité. Enfin il y a eu un bon petit concert des Drums avec un Jonathan au jeu de scène plus fascinant que jamais et un Jacob (plus connu sous le nom de « Le Tambourin », coucou les filles du Teazine) qui nous a livré ce qui doit être à ce jour sa performance chorégraphique la plus poignante sur Down By The Water. C'était indescriptible de grâce, au balcon on était juste subjuguées. Tout Surfer Blood observaient leurs potes depuis le côté de la scène, et pendant Let's Go Surfing Marcos le percussionniste a cru qu'il pouvait voler et a tout bonnement sauté vers le milieu de la fosse, tuant probablement deux ou trois personnes au passage. C'était bien. On les a retrouvé juste après la fin du concert, l'occasion de catch up, de s'assurer que Marcos n'avait rien de cassé et de se faire réinviter pour leur tournée avec Interpol (oui qu'est-ce que ma vie). Après ça y'a eu l'after au Bus Palladium, un endroit franchement pas fascinant où la bière est carrément hors de prix (8€ le soft/ la bière, LOL) mais comme on est vachement rebelles avec le guitariste de Free Energy, j'ai planqué une bouteille sous son sweater de hipster sauvage de Philadelphie et la vie était un peu meilleure. Ce fut vaguement le bordel, une longue recherche d'un Marcos qui a fait des siennes à plusieurs reprises, j'ai filé des clopes à Jonathan des Drums qui a une manière super sympathique de signifier sa reconnaissance (je pars du principe que c'est sa crève que je me suis traînée depuis vendredi, même s'il n'était pas nécessairement malade), on a fait connaissance avec Kevin, nouveau membre de Surfer Blood à peine plus âgé que moi et tout aussi gentil que ses congénères, et vers 3h du mat j'ai décidé qu'il pourrait être pertinent pour mon avenir et mon midterm d'Histoire qui avait lieu à 8h du mat de rentrer chez moi. J'ai donc eu droit à un comité de soutien de qualité et plutôt rock'n'roll, psychologiquement ça m'a vraiment aidé parce que j'étais sûrement la seule à Arcueil dans cette situation. Bref, la soirée fut bonne. Maintenant il nous faut juste trouver un moyen de retourner les voir très bientôt avec en bonus trois mecs qui s'appellent Daniel Kessler, Sam Fogarino et Paul Banks qui font une tournée avec eux, parce qu'on te propose pas ça tous les jours et qu'il me faut encore et toujours trouver un sens à mon quotidien.

28.9.10

Coming Out of The Waste.

Donc je suis revenue à Paris, des bonnes résolutions pleins les bras car l'espèce de demi année sabbatique que fut 2009/2010, c'était une fois et pas deux, et qu'à un moment faut bien découvrir le concept de travailler, prendre un e-cours, résister à la tentation de se connecter sur twitter même si le prof est soporifique et qu'au milieu de 600 personnes y'aura personne pour te dire quoi que ce soit, à part peut être Agathe qui tente de te sauver la mise même si elle a déjà bien compris que tu avais coulé à peu près en décembre dernier quand tu es restée bloquée un matin à la cafet avec une barre qui te traversait le crâne et le regard vide alors qu'Etienne Wasmer enseignait la microéconomie dans l'amphi juste au dessus. Bref j'ai merdé, j'en suis bien consciente et là je suis supposée (que dis-je, je vais!) me reprendre en passant plus de temps dans les salles de travail du 28 rue des Saints Pères que dans les salles de concert du 11°, 19° et 20° arrondissement. C'est pas facile mais force est de reconnaître qu'il va me falloir passer par là si je veux mettre à profit ma présence dans cet établissement en obtenant une place dans une université américaine pas dégueulasse où je pourrai me la couler douce pendant un an en complotant pour trouver un moyen de pas rentrer sur le territoire Européen courant 2013. Oui j'en avais déjà parlé y'a 6 ou 7 mois, à un moment où je pensais encore avoir vaguement le ressort psychologique nécessaire pour sauver mon année, mais là j'ai plus franchement le choix, faut que je fasse honneur à ma personne. Puis finalement je crois que ça va me faire du bien de retrouver ma génération de base, celle que j'avais abandonné en CP avec bonheur grâce à un prof plus malin que la moyenne, ça m'a fait du bien de pas en glander une, d'être enfin l'élève du fond de la classe qui ferme son cerveau et refuse de comprendre parce que Pac Man c'est quand même plus important que l'autonomisme espagnol. Je me suis dit que c'était probablement le seul moment où je pouvais encore me le permettre sans conséquences trop lourdes pour la suite, même si c'était pas forcément l'attitude la plus correcte qu'il soit. Mais scolaire aside, l'année fut bonne.


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Ceci dit loin de moi l'idée d'opter pour une existence monacale, cette nouvelle année s'annonce même plutôt excitante sous certains aspects. Déjà, j'ai réalisé quelque chose de Grand: j'ai eu Interpol face à moi, deux fois en l'espace d'une semaine, et voilà, je suis pas passée loin de la mort cérébrale quand ils ont fait des trucs comme Take You On A Cruise, Rest my Chemistry ou Leif Erikson. Le concert de Paris fut gâché par un son franchement médiocre, ce qui arrive beaucoup trop souvent au Trabendo, mais fort heureusement le rattrapage à Bordeaux fut tout bonnement magistral. Set list à se pâmer, j'ai un peu défailli quand Daniel Kessler a entamé The Lighthouse au premier rappel, groupe au top et extrêmement heureux et souriant (oui oui, chez Interpol on est aussi capable de sentiments et expressions positifs) puis c'était l'anniversaire de Daniel donc ils devaient être particulièrement enjoués et chose rare, nous ont fait un second rappel inespéré qu'ils ont fermé avec Stella. Là tu peux te dire "que demander de plus"? Et bien tout simplement une sorte d'adoubement de la part de Sam Fogarino, que j'avais croisé complètement par hasard à Paris en début de semaine alors que je me rendais en cours le moral au fond de mes converses. Sam est venu m'offrir ses drumsticks en accompagnant ce geste d'un baisemain et du coup je ne savais plus trop où j'habitais parce que Sam Fogarino c'est tout de même à peu près le batteur le plus classe de l'univers et que ces choses là ne sont pas trop supposées arriver dans la vraie vie. Après le concert je suis allée le remercier et là j'ai fondu à nouveau quand il m'a dit que c'était great de voir my face. Life achievement unlocked, justification de 5 ans d'amour pour ce groupe et surtout leur musique. Je pourrais continuer cet article pendant longtemps mais j'ai l'impression d'avoir déjà déversé un peu trop de trucs donc je vais m'arrêter là. Tout ça pour dire que je suis globalement très heureuse et que j'espère que le reste de mon existence va prendre le train en marche.

Sinon j'ai écris cet article d'une traite, ça faisait longtemps et ça fait du bien, même si j'en ai probablement profité pour inventer au passage une poignée d'expressions inexistantes.

17.8.10

He Whistles And He Runs

Joies de l'été et "stage de terrain obligatoire" oblige, je ne suis pas très active ici (ouais je me répète, je suis un poil gâteuse) en ce moment et une fois de plus m'en excuse. Cependant je n'ai pas totalement chômé et question de fierté personnelle, je tenais à vous en informer: j'ai fait une petite apparition en guest chez le charmant TEAzine et évidemment je gratouille sur SizzlingYouth. Je tenterai de vous conter un peu les joies de la vie de fonctionnaire Vauclusien dans le courant de la semaine, merci Sciences Po hein, mon quotidien est vraiment riche depuis que je suis ici.

En attendant:
-La blogo au fil des ans et le bonus nostalgie chez le TEA.
-Ma chronique d'Interpol, le nouvel album des 3 gars là en dessous chez SizzlingYouth.
Ma deuxième maison à présent!

Et see you soon!

22.7.10

I Hope The Lord Is Looking Down On Me

Cher tous,

Il y a tellement d'épisodes fascinants de mon existence que je ne vous ai pas relaté que ça en devient tout bonnement indécent. Etant actuellement coincée pour une poignée de jours avec ma famille dans un gîte tellement au milieu de nulle part qu'il n'est même pas possible de squatter le freewifi du voisinage, je vais profiter de l'absence quasi totale de distractions pour m'atteler à la tâche et rassembler mes souvenirs.

Il y a bien évidemment eu quelques concerts, parce qu'on se refait pas et que quitte à redoubler autant mettre à profit le temps accordé pour nos révisions d'une façon intelligente. Le premier fut le tant attendu Inrocks Indie Club de Mai, qui fut l'occasion de tout simplement devenir potes avec les Surfer Blood. Ayant comme vous l'aurez compris un intérêt certain pour la musique de ces garçons et les observant errer un peu sans but dans la Maroquinerie après leur set, il nous ( = Thomas, Delphine, Lauriane et moi) a semblé pertinent d'aller les féliciter pour leur très bon concert puis de fil en aiguille on s'est retrouvés à boire des bières et du Jack Daniels (sponsor officiel des soirées Inrocks Indie Club) dans leur chambre d'hôtel. Nous nous sommes livrés à d'épiques combats de pouces dans la rue, ce qui nous a d'ailleurs valu un seau d'eau sur le nez, et on a aussi mangé des M&Ms Polonais en évoquant la réalité sociale de leur ville West Palm Beach, Donald Trump et aussi la difficulté d'être végétarien en Argentine. On a même pu écouter en exclusivité des démos de Weird Wives, le combo hardcore dans lequel joue aussi les trois membres du groupe avec lesquels on a fait copain copain. Mes partiels avaient lieu trois jours plus tard mais on s'est globalement bien amusés.


Ensuite il y eut un passage pas forcément très mémorable au Point Ephémère pour Quasi, ainsi que deux Nouveau Casino, le premier avec Wolf Parade et Joensuu 1685, et le second avec les Klaxons venus présenter leur nouvel album en terre parisienne. A+ pour les deux soirées, et tout spécialement pour les inconnus au bataillon du lot, à savoir les Finnois de Joensuu 1685: les trois blondinets s'adonnent à une sorte de shoegaze contemplatif plutôt merveilleux et teinté de gospel. Ca peut sembler étrange dit comme ça, toujours est il que le résultat est si fascinant que je ne suis pas parvenue à écouter autre chose que leur album pendant une semaine, spécialement Electric Ocean Sailor, qui continue de me hanter. Peu après il y a eu mon second concert de Beach House de l'année avec White Hinterland en première partie, et sans surprise c'était très beau. Les partiels étant ensuite finis pour de bon, nous avons avec mes camarades de Sciences Po passé une semaine entière à arroser la chose tous les soirs, parce qu'avec tous ceux qui partent faire leur 3A au bout du monde, il est nécessaire de bien marquer le coup. Au milieu de tout ça on s'est installé un après midi au parc de la Villette dans le cadre de la Villette Sonique pour mater Ernest Greene, l'adorable monsieur Washed Out qui a le pouvoir de te remplir de bonheur avec juste un clavier et un sourire. Le soir il y avait mon baptême de Fuck Buttons, impressionnant et également de qualité. 3 jours plus tard j'ai rempilé avec I Blame Coco, We Have Band et surtout les Drums à la Cigale, et les Klaxons ont donc joué le mardi suivant. I Blame Coco c'est instantanément oubliable, We Have Band c'est répétitif et un peu nullard, les Drums sont excellents en live et le nouveau Klaxons nous a semblé pas mal du tout. Puis c'est bien, j'ai un peu retrouvé 2006/2007 le temps d'une soirée. A l'issue de tout ça j'étais parvenue à convenablement me ruiner la santé, ce qui s'est avéré problématique quand il m'a fallu me lancer dans la recherche d'un nouveau toît.


Du coup une fois cette mission remplie, j'ai fini par rentrer me mettre au vert dans mon Ardèche natale qui finalement me vendait pas mal de rêve quand j'étais coincée dans la ligne 4 pendant les heures de pointe, puis soyons honnête, j'en avais assez de me faire à manger. C'était pas forcément l'idée du siècle compte tenu du climat familial « pesant » suite à mes prouesses de l'année, mais au moins y'avait quelques moments où il faisait presque frais, ce qui était tout de même appréciable. J'ai surtout tenté de dormir pour me préparer aux Eurocks, qui furent évidemment encore un grand moment. Vous pouvez en lire mon compte rendu mélé à celui de mon cher collègue Thomas ici. Parce que oui, je n'ai pas eu l'occasion d'en parler sur TQID parce que grosse flemme impardonnable de l'article, mais je sévis désormais également chez Sizzling Youth, où on me force à parler musique et musique seulement, et donc un peu à me discipliner. Je pense que c'est un bon exercice et que nous avons un bel avenir devant nous, donc vous enjoins à nous suivre. Ce sera tout pour ce soir, et encore pardon, j'ai toujours pas pour objectif d'arrêter ce blog.

19.5.10

We Spent Our Last Five Dollars On A Bottle Of Wine


Les dernières semaines ayant été un peu merdiques sur les bords, il m'avait semblé judicieux de vous les épargner, jusqu'à ce que je me réveille ce matin avec l'envie de m'immerger à nouveau dans le monde fascinant des blogs. On va pas se mentir, twitter c'est bien marrant et très prenant, mais à l'arrivée tu es souvent extrêmement frustré par ce paradoxe permanent entre le trop plein d'informations dans ta time-line et le vide intersidéral niveau contenu auquel tu es en même temps confronté. Puis le côté "absence de but précis mais j'aime bien remplir des pages entières" de mon blog me manquait, voilà tout. Pour commencer je vais tenter de vous résumer les derniers concerts auxquels j'ai assisté.


Dans un premier temps y'a eu Band of Horses à l'Album de la Semaine. Alors j'étais contente de constater que les mecs du groupes étaient recouverts de tatouages (forcément), et presque choquée de voir à quel point ils étaient capables de chopper ton coeur avec les deux mains, de le tordre violemment pour l'essorer avant de le balancer à tes pieds dans un sale état. Comme je suis malgré tout assez digne et qu'il y avait des caméras partout, j'ai retenu les larmes. La semaine suivante il y a eu le retour des Foals en terre Parisienne avec leur passage au Trabendo. C'était bien, voir très bien (en tout cas supérieur à leur concert dans la même salle il y a tout juste deux ans), et je me suis récupéré un Yannis humide sur les genoux. Le lendemain je me suis retrouvée dans un authentique squat de Ménilmontant, la Miroiterie, pour un concert de punk français. Une expérience fascinante à vivre entre amis, prévoir des vêtements qui ne craignent pas le vieux rhum coca douteux, et prendre ses précautions pour ne pas avoir recours aux toilettes locales. Plus tard dans la soirée on a pris la direction du Scopitone pour se rendre au DJ set que devait donner le groupe d'Oxford, et là j'ai tenu une ou deux heures avant de m'endormir dans un canapé, trop de schizophrénie pour moi dans la même journée. Ensuite j'ai eu des vacances, je suis partie à Barcelone, j'étais contente mais le problème c'est qu'il fallait ensuite retourner à Paris, et comme je venais tout juste de négocier mon redoublement, le coeur n'y était pas forcément.

Pour la reprise, je me suis rendue au second Bataclan de LCD Soundsystem. James Murphy ayant été un homme plutôt important pour moi en Seconde et en 1°, j'étais ravie de pouvoir tester la chose en live avant de toute façon revoir le groupe aux Eurockéennes de Belfort. Très facilement dans mon top 3 des concerts 2010, l'ambiance était excellente dans la salle malgré le pourcentage élevé d'hipsters à moustache au m² et le côté hammam de l'endroit. Cependant force est de constater que les morceaux de This Is Happening n'avaient pas du tout la même puissance que le reste, les highlights se situant plutôt sur Tribulations ou New York I Love You But You're Bringing Me Down. Bon puis je trouve que Drunk Girls est une chanson agaçante, mais ce genre de chose devient un détail dès qu'ils se mettent à jouer Get Innocuous!. Pour finir, le Black Rebel Motorcycle Club s'est produit dans la même salle quelques jours plus tard, ce qui est une coincidence intéressante puisque Sound of Silver et Baby 81 correspondent exactement à la même période de mes années lycées, soit le printemps 2007. Je continue à rattraper le retard live que j'ai accumulé dans mon Ardèche natale, ce qui est assez prenant. Les Américains n'ont pas faillis à leur réputation, ont joué pendent plus de deux heures dans une atmosphère de quasi récueillement, en laissant peut être un peu trop de place dans la set list à Beat The Devil's Tattoo, effort que j'ai trouvé assez largement inférieur à Baby 81.

Maintenant que vous savez tout de mes activités nocturnes, parlons un peu Australie. Je suis récemment allée voir Picnic at Hanging Rock, un film en provenance du pays des koalas datant de 1975. La chose est très vaporeuse, et à vrai dire je n'ai pas vraiment compris où le réalisateur voulait en venir, cependant le côté contemplateur de la chose m'a donné l'occasion de fantasmer un peu sur cette nation éloignée. Du coup lors de ma crise existentielle du mois dernier (pas celle de mes 18 ans mais la suivante, où j'avais décidé de quitter Sciences Po pour de bon.) je me suis dit que j'allai partir un an en Australie pour me changer les idées et m'occuper d'animaux sauvages en détresse dans le bush avant d'éventuellement revenir sur mes pas pour reprendre une existence normale. Je voulais aussi aller observer des grands blancs dans leur milieu naturel, mon côté "formatée par le commandant Cousteau", autre idole de ma jeunesse (je crois vous avoir déjà parlé de David Attenborough.) Puis 3/4 conversations avec des adultes sensés m'ont fait revenir sur ma décision, d'où le redoublement, et pour compenser ma frustration il m'a semblé pertinent de partir à la recherche d'un ou deux groupes Australiens intéressants. D'où Tame Impala. Il faut vraiment les écouter, leur premier album Innerspeaker devrait sortir sous très peu, et comme j'en suis amoureuse et qu'il sent un peu comme un mélange entre le bush et les vieux amplis poussiéreux (ou plutôt l'idée que je m'en fais - j'ai souvent une approche olfactive de la musique, je ne sais pas d'où ça vient d'ailleurs parce qu'il est assez rare que je renifle de vieils amplis), je vous ai mis deux chansons, que vous allez vous faire un plaisir d'écouter. Y'a aussi Wolf & Cub qui sont bien intéressants, mais je n'ai rien d'eux dans mon laptop donc je me contenterai de vous diriger vers Spotify pour écouter Vessels. Je pense qu'ils ont de bonnes drogues en Australie.


Edit: je suis désolée mais j'ai du retirer la playlist.
Google et DMCA m'envoient des messages menaçants.


PS: dans les semaines à venir y'a plein de concerts excitants à Paris, notamment pour ceux qui sont branchés Chillwave un passage de mes chouchous Neon Indian par le Point Ephémère et un aprem gratuit à la Villette avec Washed Out, mais aussi Fuck Buttons et Thee Ooh Sees, donc pas d'excuses et venez me dire bonjour. Voilà tout.

5.4.10

My Friends They Come And The Lines They Go By.


Puisque j'ai dis à très bientôt il est pertinent de joindre le geste à la parole en publiant. Je ne commenterai pas en ces pages la reformation des Libertines, mon éparpillement virtuel s'en est déjà bien chargé sur diverses plates-formes. Puis à un moment va falloir arrêter de vivre par rapport au passé et en vrai je n'écoute presque plus de groupes anglais donc je vais faire comme si ça ne me touchait pas du tout et je n'avais pas eu une vieille larme au coin de l'oeil en matant la conférence de presse.

Du coup je ne sais déjà plus très bien où je voulais en venir. Ah si. Aujourd'hui est en fait une journée extrêmement solennelle, à savoir la dernière que je passe du côté underage de la force. A partir de demain je pourrai passer le permis, voter, consommer et acheter des alcools forts, mais pas forcément dans cet ordre là. Et me faire tatouer, ce qui dans l'immédiat est la perspective la plus excitante et concrète par rapport à toute cette histoire de majorité. En effet un formatage précoce à la Robbie "J'ai 22 tatouages" Williams a fait de moi une grande admiratrice d'encre corporelle mais n'étant pas assez rebelle dans l'âme pour déclencher une WW3 chez moi, j'ai attendu sagement mon tour pendant toutes ces années. Donc samedi nous sommes allées visiter le salon envisagé avec une amie, et en gros puisque l'homme à qui j'ai eu affaire avait une belle barbe et une belle chemise de bûcheron, on peut dire avec certitude que d'ici un mois j'aurai mon amour pour Paul Banks à jamais gravé dans le bras. Ou tout du moins jusqu'à ce qu'un Grand Blanc Australien décide de me l'arracher le jour où je me mettrai sérieusement au surf, parce que oui le trip existentiel surfeur fait lui aussi partie de mes projets de vie. A côté de ça avec ce type de choix je compromets fortement mes chances d'obtenir un poste haut placé dans un ministère, ce qui serait quand même plus en accord avec mes études, mais il est bon de se fermer certaines portes. Ca me rappelle, certes dans une moindre mesure, le chanteur de Mastodon expliquant qu'un tatouage facial était le meilleur moyen de s'assurer de ne jamais décrocher un job dans une banque. Ce genre de déclarations plaît énormément à l'adolescente pas finie de 14 ans continuant à acheter des Tshirts de type "skate or die" sommeillant en moi. Le chanteur de Mastodon c'est le charmant jeune homme là.
Je vais avoir 18 ans, et tous les enjeux qui vont avec me travaillent.


Maintenant que vous êtes sous le charme de Brent Hills, je vais en venir à Tokyo Police Club, parce que c'est d'eux que je voulais parler à la base, ces garçons étant mon groupe Canadien-préféré-de-tous-les-temps, car Dave Monks + sa voix = la vie, cf des choses comme Citizens of Tomorrow, La Ferrassie ou Centennial. Champ, leur deuxième album et demi, est terminé et atterrira donc très prochainement sur les platines des fans avertis. Les TPC ont décidé de franchir l'Atlantique ce printemps pour tourner en Europe, prenant évidemment soin d'éviter la France. Si possible, je me téléporterai à Londres le 8 juin histoire de vérifier qu'ils sont bien constitués de chair et d'os, car je commence à douter. Ils ont posté gratuitement un nouveau titre sur leur site officiel, ça s'appelle Breakneck Speed, ça dure plus longtemps que du Tokyo Police Club normal (soit plus que 2min30) et c'est très très beau, du très grand TPC. Pour ceux qui seraient passés à côté, corrigez vite votre terrible erreur avec le lien ci dessous. Sinon au passage dans la catégorie tournée je crois que je n'ai pas mentionné l'Inrocks Indie Club du mois prochain: SURFER BLOOD EN FRANCE. Voilà tout.

Tokyo Police Club - Breakneck Speed

On va finir sur une recommandation live avec Hooka Hey, un jeune groupe parisien vu samedi dernier au Théâtre Bobino alors qu'ils ouvraient pour Manfred Mann's Earth Band, un groupe qui suscitera peut être d'émotives réactions chez vos parents (j'ai pour ma part touché le jackpot en gagnant 10 minutes d'anecdotes sur l'année de 1° de mon père en évoquant leur nom au téléphone) mais qui n'est plus exactement au top de ses capacités aujourd'hui, aka "la chemise blanche trop moulante ouverte sur torse velu, c'est non". Du coup avec Lauriane on s'est interrogées sur l'après, sur les concerts qu'on ira voir dans 30 ans, puis on avait un peu envie de mourir. Hooka Hey par contre c'est oui, ça joue fort et bien, la voix est grave et le tout sonne plutôt américain, ce qui est également un bon point. Vous pouvez aller jeter un oeil à leur site, hélas pour le moment aucune nouvelle chanson n'est disponible donc il faudra vous contenter des teasers en attendant la suite:

24.3.10

Marianne Pass Me The Joint

Mon dernier article a un mois, et c'est tout à fait pathétique. Je traverse une terrifiante période de vide psychologique et de writer's block, il me faut agir. Pour commencer j'ai décidé d'arrêter de mentionner les cours sur ce blog. Ca remue juste le couteau dans la plaie, c'est contre-productif et surtout tout le monde se fous à juste titre de ma situation d'échec scolaire. Ce sujet est longuement évoqué sur mon formspring (= mon psy), pour les quelques personnes qui seraient encore intéressées. Vous pouvez aussi vous en servir pour m'insulter si ça vous dit.

Donc pour tenter de reprendre d'un bon pied, je vais vous parler de ... MGMT. Je vous entends déjà: "Merde alors, cette pauvre fille n'a rien d'autre dans sa vie musicale et personnelle ou quoi? Vite fermons cet onglet avant de crever d'ennui." Vous auriez à peu près raison. Mais c'est ça ou je parle de My Chemical Romance et de mon grand projet d'étude des tenants et des aboutissants du rock mainstream US, et là aussi je vous entends soupirer. Si vous me suivez sur Twitter vous devez sûrement être un peu navrés pour moi, mais c'est vraiment plus fort que moi. Puis promis, après ça je me retiendrai de les évoquer pendant au moins un mois, ce qui est on en conviendra une belle concession à toi, fidèle lectorat qui continue de visiter avec une impressionnante régularité cette page malgré ma terrible inactivité (merci les stats activemeter/ google). Je suis reconnaissante hein, ça me touche pour de vrai. Bref. Intense actualité pour notre duo américain favori avec la sortie de Congratulations. Ils étaient de passage à Paris hier soir et bien évidemment j'étais de la partie.


Il faut savoir que j'avais eu la chance d'écouter l'album une semaine avant qu'il finisse par se retrouver sur internet (Laurence si tu passes par là, tu sais que je t'aime, toi et tes contacts), et que, subjuguée par ce que j'avais alors entendu, je vivais tout simplement dans l'attente de cette soirée. Il me paraît aujourd'hui plus nécessaire que jamais de défendre la cause MGMT: le très attendu leak de ce dernier a en effet déchaîné une série de réactions souvent extrêmes et au final peu surprenantes. C'est après tout un groupe qui était attendu au tournant, Oracular Spectacular s'étant écoulé à plus d'un million d'exemplaire à travers le monde sur la foi d'une poignée de singles extrêmement accrocheurs mais aussi un peu trompeurs, l'essence du groupe résidant selon leur propre aveu plus dans des expérimentations comme Metanoia que dans un tube certifié comme Electric Feel (voir les commentaires d'Andrew dans le NME sur le fait d'avoir écrit une chanson sur une anguille électrique). Pour Congratulations, l'idée était claire: pas de vrais singles, le groupe demeure attaché au format d'album et le succès commercial ne les intéresse pas car bizarrement ils préfèrent jouer la musique qu'ils aiment. Réactions outragées sur le web, on les traite d'élitistes arrogants, on les accuse de cracher dans la soupe et de refuser l'adhésion du grand public. En gros, connards d'hipsters intellos qui refusent d'ouvrir pour Lady Gaga ou U2, allez crever dans l'oubli. Contentement léger de mon côté et espoir que les légions de fans du dimanche qui ont entendu Kids en boîte abandonnent vite fait bien fait le groupe, ça amènera une certaine forme de paix dans leurs concerts. Ca n'est pour l'instant pas le cas, j'avais hier sur les épaules quelques veaux qui n'ont pas bougé du concert avant de se mettre à gueuler "KIDS, KIDS", sentant la fin de la soirée arriver, et leur karaoké favori leur échapper. Ils ne l'ont pas joué. Ne nous méprenons pas, j'aime Kids, mais pas être associée à ces gens là, qui n'ont par exemple rien à battre de Future Reflections, une des chansons de ma vie, et qui profitent de la merveilleuse Siberian Breaks pour envoyer des textos et aller chercher à boire avant de revenir pour applaudir au beau milieu des 12 minutes de la chanson.


Puis le public était hier assez détestable et trop souvent semblait plus être là pour se montrer et pouvoir dire "j'étais au concert de MGMT" que pour écouter leurs nouvelles compos dans le cadre relativement intimiste du Trabendo. Et tout ceci m'a rendu à moitié aigrie, ce groupe mérite tellement mieux qu'une demi-armée de blaireaux parisiens plus intéressés par l'image que par la musique. Je n'essaie pas de dire qu'il est nécessaire de maîtriser le back catalogue d'un groupe sur le bout des doigts pour apprécier leur travail à sa juste valeur, simplement un minimum de respect pour un groupe qui ose prendre des risques et présenter quelque chose de différent, ça s'apprend, ça ne fait de mal à personne. Congratulations est un album au delà de mes espérances, qui étaient pourtant loin d'être modestes, Ben et Andrew ont un potentiel immense et je vis pour des instants de grâce comme celui qu'ils atteignent au bout de 8 minutes 25 de Siberian Breaks. C'est tout ce qui compte vraiment, et le reste ne m'importe plus beaucoup. Sur ce je vais réécouter Congratulations une 18° fois.

Et je précise que l'absence de playlists sur les derniers articles est tout simplement motivée par la vague de suppression de blogs musicaux par Google. On se revoit très bientôt, cette fois ci c'est vrai.

24.2.10

I Found Blood And I Saw Stars, All In The Backseat Of Your Car


Je viens de dépenser 40€ dans une place pour MGMT au Trabendo. Tout ça pour les beaux yeux du mec là. Si maintenant Congratulations n'est pas complètement mind-blowing, il est prévu que je me transforme en Patrick Bateman du dimanche pour le découper en petits cubes et le disséminer dans la Seine. A part ça ce blog reprendra un peu de vie ce weekend, quand je serai enfin en vacances, mais en attendant je continue ma crise d'adolescence musicale à retardement, parce qu'après réflexion je me suis dit que je n'avais pas écouté assez de groupes honteux/ mauvais entre mes 13 et 15 ans, et comme il ne me reste qu'un mois et demi avant de fêter mes 18 ans, il fallait que j'agisse. Donc si mes charts lastfm récents présentent quelques "incohérences", c'est tout à fait normal, j'explore, j'ouvre mon esprit (et mes veines). Mais ne vous inquiétez pas, si je consacre mes journées à cette activité un peu malsaine, mes nuits demeurent entièrement dédiées à des choses plus socialement acceptables. Ainsi ces deux dernières semaines je n'ai vu que des groupes certifiés Best New Music par Pitchfork (et ce par le plus grand des hasards), avec dans l'ordre les Cymbals Eat Guitars au Scopitone, Real Estate à la Flèche d'Or, les Local Natives aux studios Canal et Beach House à la Maroquinerie. Puis demain Vampire Weekend à l'Olympia pour continuer sur ma lancée. Bref que du beau monde, je vous raconterai tout ça bientôt. Mais MGMT quoi. Je recommence à sombrer, c'est moche.

6.2.10

Your Life Is Over


Ces derniers jours dans le monde merveilleux de Sciences Po, les deuxième années (plus connus sous l'appellation 2A) ont découvert leur lieu d'affectation pour la 3A. Forcément le 1A qui s'ennuie un peu dans sa vie ne peut faire autrement que d'aller se faire du mal en matant les résultats. Et là dans les universités partenaires tu as Wesleyan. Vous connaissez probablement de nom, la presse musicale nous ayant passablement rabattu les oreilles avec l'hypothétique existence d'une scène Wesleyan lors de l'explosion de ces très chers MGMT, prenant pour exemple des groupes qui se sont au final révélés assez anecdotiques tels que Boy Crisis ou Amazing Baby. Mais même quand tu mets de côté l'aspect folklorique Ben et Andrew de la chose, ça a quand même une sacrée gueule Wesleyan. Nous avons la possibilité de lire en ligne les comptes rendus d'ex-3A qui sont passés par là, pour nous aider dans nos choix futurs de destination, et je peux vous assurer que les Liberal Arts College en général, et cette école en particulier, ça te fait un peu haïr le système scolaire français. Du coup je me suis dit qu'il serait peut être intéressant de faire quelque chose de convenable de mon second semestre, si je voulais avoir de maigres chances d'aller suivre des cours de cinéma expérimental allemand ou de participer aux séances de méditations quotidienne sur un campus à 50 000$ l'année scolaire. Preuve de ma motivation, je viens même de reprendre l'espagnol après 6 doux mois d'arrêt. Je me fais violence.


A un moment pendant les partiels je me suis retrouvée face à cet examinateur d'Institutions Politiques qui possédait le parfait look du jeune cadre dynamique, celui qui hante tes pires cauchemars avec son costume bien repassé et sa petite cravate rayée. A l'issue d'une dizaine de minutes de blabla sur l'héritage du fascisme dans la république Italienne et les implants capillaires de Berlusconi, l'homme m'a adressé un grand sourire bienveillant et m'a demandé de lui fournir une définition du concept de parlementarisme fragmenté. Je l'ai regardé avec des yeux vides et me suis laissée submerger par une vague de désespoir, une brutale prise de conscience que moi, mes Vans pourries de skateur de Portland et mon teint blafard témoignant d'une impeccable hygiène de vie n'avions rien à faire dans cette salle. Je suis sortie peu de temps après, j'ai croisé dans le couloir un de mes camarades de classe, un de ceux qui sont trop Neuilléens pour être honnêtes, de ceux qui provoquent chez moi une réaction presque allergique, et j'ai donc sauté dans le premier métro pour aller m'acheter des vinyles à Belleville. Alors que je n'ai même pas de tourne-disque à Paris. Je crois qu'il fallait que je me donne une contenance en passant une semaine de budget alimentaire dans de la musique. Mais là ça va un peu mieux, j'ai commencé un cours d'Histoire du Rock, j'en reparlerai probablement ici, ça s'annonce épique. Ca plus le cours d'Ecriture Créative, ça redonne un peu espoir.

Voilà, c'était le post "sortez moi de ma vie" du jour. Pour accompagner ça, un Andrew VanWyngarden photographié par la talentueuse Sophie Jarry, ainsi qu'une poignée de groupes américains, parce que ça sera la prochaine étape. Tiens d'ailleurs personne ne veut aller voir les Cymbals Eat Guitars avec moi cette semaine? Ceci est une bouteille à la mer. Ah puis avant que j'oublie, vous pouvez désormais me poser n'importe quelle question sur formspring, anonymement ou pas, je me ferai une joie d'y répondre:

Washed Out - Belong
Cymbals Eat Guitars - Cold Spring
Titus Andronicus - Titus Andronicus
Crocodiles - I Wanna Kill

26.1.10

We Are Not Going Home


Je profite de ma rentrée "scolaire et concert" pour livrer mon premier article-review de 2010, ce mois de janvier ayant surtout été marqué jusque là par des partiels plantés et autres activités ni réjouissantes, ni passionnantes. Heureusement dans la vie il y aussi le Canada et l'Australie, lointaines contrées peuplées d'animaux exotiques et de musiciens talentueux, envoyés ces derniers jours évangéliser les foules françaises. Forcément je me suis fait plaisir, et ça a donné ce joli doublé.

24/01


Dimanche soir, le rendez-vous était pris à la Maroquinerie pour le passage du très doué Owen Pallett, fraîchement débaptisé Final Fantasy depuis qu'il sort ses albums au Japon. En première partie, des Français inconnus des services Lastfm, I Come From Pop. J'avais eu la flemme de chercher plus loin, et autant vous dire que quand le chanteur s'est installé sur sa chaise avec sa guitare sèche, sa barbe et ses lunettes, j'ai commencé à regarder ma montre. Quand l'homme s'est en plus mis à chanter avec une voix de jeune fille en fleur, je me suis dit qu'on allait trouver le temps long, jusqu'à ce qu'il soit rejoint sur scène par un batteur et un guitariste, grâce auxquels les compos semi-boyscout se sont transformées en jouissives petites explosions noisy. Au final on a donc hoché de la tête en signe d'approbation avec un sourire satisfait. Set relativement long pour une première partie, mais vraiment de qualité, on ajoute donc ces messieurs à la liste des artistes à surveiller. Owen s'installe assez rapidement, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'a pas l'air très en joie, ce qui s'avérera par la suite être une fausse impression. Dimanche n'était pas exactement ma journée de clairvoyance.


J'avais déjà assisté à l'une de ses prestations l'été dernier lors du Field Day, mais le cadre était ce soir là on ne peut plus différent, et si lors de son concert Londonien Owen était resté seul sur scène, à la Maroquinerie un percussionniste/ guitariste (Thomas Gill) est là pour le seconder sur une bonne partie des titres, donnant encore plus de relief aux magnifiques compositions du violoniste Canadien, qui alterne avec dextérité des titres des trois albums, laissant la part belle à Heartland, son troisième opus paru au début du mois. Public extrêmement motivé, chaque titre est accueilli par un tonnerre d'applaudissements, et on repère deux-trois personnes littéralement en transe dans la fosse. Avec mes comparses Julie et Clara, nous optons pour la solution "crampe des zygomatiques" et on se laisse porter. Preuve de l'enthousiasme débordant de la salle, on aura droit à deux rappels. A l'issue du concert nous avons la chance de discuter avec un Thomas absolument radieux face à l'accueil du public parisien, et qui nous a vivement encouragé à mettre nos études de côté pour revenir les voir à Lille en mars (le jeune homme me suit désormais sur twitter #instantdecontentement). Il a en tout cas bien confirmé mes théories sur la sympathie innée du peuple Canadien.

25/01


Hier soir, soirée aux antipodes où j'ai troqué le violon pour les Gibsons avec un Bataclan à la somptueuse affiche Black Angels/ Wolfmother. Inutile de préciser que le taux de testostérone était passablement élevé, que ça soit sur scène ou dans le public. Nous étions seulement trois filles au premier rang et ça a pogoté sec, pour preuve la couleur bleu foncé de mes genoux aujourd'hui. Les Texans psychédéliques ont joué pas loin d'une heure et quart, ce qui a semblé agacer quelques fanboys des Australiens qui n'ont pu se retenir de laisser échapper quelques "Wolfmotheeerrrr" gutturaux pour exprimer leur incompréhension face à ce qui se passait sur scène. Sur une bonne partie des titres on trouve jusqu'à trois guitares et une basse sur scène, et il va sans dire qu'il s'en dégage une puissance sonore impressionnante. Directions To Seek a Ghost et la pédale wah-wah étaient à l'honneur, et nous avons également eut droit à des titres qui auront sûrement leur place sur le troisième et prometteur album du groupe. Anthony et moi avons également bien bavé devant la jolie collection de guitares de Christian Bland, d'ailleurs nous cherchons toujours à identifier la dernière, celle qui ressemble vaguement à une Jazzmaster retaillée.


Les Australiens lancent ensuite leur tour de force avec Dimension, avant d'enchaîner sur trois des plus tubesques chansons de Cosmic Egg, à savoir le titre du même nom, California Queen et New Moon Rising. Début très pro, peut être même un peu trop, mais dès que les photographes s'éclipsent le concert monte d'un cran. Andrew Stockdale et son amour-propre assez infini s'alimentent à grands coups de hurlements, et plus son ego est flatté, plus la musique est bonne (et plus mes genoux se meurent contre la barrière, mais c'est un prix que je veux bien payer). Ce qui continue de m'impressionner chez lui, c'est son côté dictateur heureux. Il ne faut pas perdre de vue qu'il demeure le seul membre restant du line-up originel, ce qui n'étonne pas vraiment quand on l'observe bien sur scène, à épier ses musiciens et à indiquer à son clavieriste Ian que jouer pendant qu'il sirote tranquillement son café d'un coin de la scène, avant de venir plus tard lui verser le contenu d'une bouteille sur le crâne. Sa vie serait probablement plus belle s'il pouvait jouer seul de tous les instruments, mais en même temps il est difficile de lui en vouloir tant il a l'air content de lui. Set-list absolument parfaite et globalement un vrai régal, avec mention spéciale pour le Joker & The Thief final, où l'on aura observé une destruction partielle du drumkit par le second guitariste, un Ian monté à quatre pattes sur son orgue, ainsi qu'un Andrew se roulant, se frottant et se contorsionnant à même le sol. En somme une très bonne définition du terme rock'n'roll, et c'était également rafraîchissant de se retrouver dans un concert ne drainant pas les mêmes têtes indie-rock que d'habitude (toi aussi discrimine ton propre groupe social).

Les photos d'Owen Pallett viennent d'ici et celle de Wolfmother de là.

13.1.10

His Flesh Will Be Fluorescent Grey


Jay Reatard, 1980-2010.

C'est loin d'être dans mes habitudes de faire des nécros, mais ce mec là, il avait quelque chose en plus. Ca me fout vraiment un coup. You'll be missed, comme dirait Patrick. Puis merde, tu nous auras quand même fait subir des Belges pervers pour rien. RIP etc ... On ne sait pas trop ce qui s'est passé pour l'instant, aux dernières nouvelles selon Pitchfork sa mort fait l'objet d'une enquête pour homicide. Ca devient vraiment glauque. Je réécoute ses disques en boucle depuis hier, c'est sacrément bizarre. Bradford Cox a posté un billet assez émouvant sur son blog à ce sujet, je vous conseille de le lire. Merde quand même. Si vous avez du temps, il y a aussi cet passionnante interview chez Voxpop, ou encore ce petit documentaire posté chez Brooklyn Vegan.

8.1.10

Got No Car, Got No Money, I Got Nothin' Nothin' Nothin' Not At All

Nous y sommes. Publication des résultats tant attendus (si.) de mon sondage de fin d'année, en tout cas merci pour vos votes, ce fut assez distrayant à décortiquer, j'avais envie de faire plein de petits statistiques, genre "quels groupes ont obtenu le meilleur ratio vote/points" puis je me suis souvenue que j'avais déjà du mal avec une simple multiplication donc pas d'analyse socio-culturelle musicale et autres graphiques explicatifs, juste les faits. Pas de très grosses surprises, une bonne poignée d'oublis regrettables mais l'ensemble est globalement cohérent. En deux mots le niveau moyen des albums paruts en 2009 ne m'a pas semblé très élevé, cependant à côté de ça on a quand même eu droit à 2/3 chefs d'oeuvre, donc ça suffira pour la postérité. Voilà donc le classement, et surtout n'hésitez pas à vous plaindre et à défendre les trésors déjà presque perdus et underrated de l'année. Et tant que j'y suis, tous mes voeux pour l'année.


1/ THE HORRORS - Primary Colours (70 points, 18 citations)
Il me semble qu'il aurait difficilement pu en être autrement vu la réussite totale qu'a été cet album. Deux simples titres suffiraient à justifier leur présence à la première place de ce classement: Sea Within A Sea et Scarlet Fields. Le premier parce qu'il leur a permis de prendre tout le monde par surprise en début d'année et de gagner le respect d'un bon nombre de grincheux peu réceptifs au pourtant fantastique décorum de l'époque Strange House en prouvant que sous l'eye-liner y'avait quand même pas mal de talent, le second parce que c'est la chanson ultime à écouter vers la fin de l'été, perchée sur une dune du Touquet en observant la mer et la plage désertée car vent, nuages et pluie, tout en vous lamentant sur votre vie et l'imminence d'un concours que vous alliez de toute façon planter, avant que le destin en décide autrement. Oui je me livre à ce genre de pratiques post-emo. En fait je suis post-emo sans avoir jamais été emo, ce qui est un exploit en soi.

2/ GRIZZLY BEAR - Veckatimest (62 points, 19 citations)
La question Grizzly Bear a été traité en long en large et en travers sur ce blog, mais voilà, Veckatimest est incontestablement la plus belle chose qu'il m'ait été donnée d'écouter depuis bien longtemps, donc je profite de l'occasion pour remettre une petite couche et déclarer une nouvelle fois mon amour pour Chris Taylor, prix de l'adorabilisme 2009. Inutile de lister les meilleures titres de l'album, il n'y a ici aucun titre à jeter, fait excessivement rare. Puis Foreground quoi. Ajoutez à ça le plus beau concert de l'année, vous obtiendrez quelque chose qui s'approche assez de ma définition de l'idée de perfection.

3/ FRANZ FERDINAND - Tonight (41 points, 11 citations)
Ici c'est plus problématique. J'ai énormément écouté Tonight en début d'année, ravie d'enfin retrouver ces chers petits Franz, puis je me suis calmée. Surdose de No You Girls sûrement. Puis j'ai assisté à leur magnifique concert en tant que tête d'affiche à la Garden Nef Party, où ils m'en ont mis plein les yeux et les oreilles tandis que je me faisais joyeusement broyer par la barrière. C'était le pic d'amour Franzien, puis à nouveau plus rien. Je pense que j'étais tellement satisfaite qu'il ne m'en fallait pas plus. Je garde quand même Tonight pas loin, afin de pouvoir dans un futur pas forcément proche m'y replonger avec attention.

4/ PHOENIX - Wolfgang Amadeus Phoenix (35 points, 10 citations)
Ah, Phoenix. Je crois qu'on peut presque tous s'entendre sur le fait qu'ils sont notre fierté musicale nationale. Sans pousser trop loin dans le patriotisme, il faut reconnaître que voir un groupe français obtenir une telle reconnaissance à l'étranger, notamment en terre anglo-saxonne, ça fait chaud au coeur. WAF contient une poignée de singles imparables qu'on a beaucoup entendu cette année (trop?) et qui leur ont même valut une apparition à Saturday Night Live. Si ça c'est pas un merveilleux achèvement, que demande le peuple? Cependant d'un point de vue personnel je continue à préférer It's Never Been Like That à cet album.

5/ ANIMAL COLLECTIVE - Merriweather Post Pavilion (35 points, 9 citations)
Pour un peu que vous vous intéressiez à la musique indie, ce qui est assez probable si vous lisez actuellement ces lignes, il est mathématiquement impossible que vous soyez passés à côté de la vague Merriweather Post Pavilion qui s'est abattu sur l'internet mondial en début d'année. Animal Collective, ou AnCo pour les intimes, est selon Carles (le mystérieux rédacteur d'Hipster Runoff, le blog ultime) un groupe créé par/pour/sur internet, et le buzz autour de leur album a dépassé tout entendement. MPP n'est pourtant pas un album "facile", même son single le plus évident, le splendide My Girls, est une sacrée bizarrerie. Et pourtant ça a marché. Je suis très curieuse de voir ce que leur réserve la suite.

6/ ARCTIC MONKEYS - Humbug (34 points, 12 citations)
Au risque de m'attirer les foudres de certains fans qui se sont sentis un peu trahis par ce nouvel opus des singes, Humbug est très largement mon album favori du quatuor de Sheffield. Entant que grande admiratrice des Queens Of The Stone Age et de la personne de Josh Homme en général, cette collaboration a priori un peu improbable a su attirer et ensuite conserver mon attention. En gros je pense que les injections de testostérone, c'est sûrement le meilleur choix de carrière qu'ils aient fait jusque là. Cette soudaine américanisation était pourtant bien loin d'être évidente pour un groupe aussi intrinsèquement british, néanmoins c'est une véritable réussite. Puis que ça soit dit, le clip de Cornerstone, c'est quand même du très grand art. Donc bravo Alex, tu as su te faire des amis intéressants.

7/ JULIAN CASABLANCAS - Phrazes For The Young (28 points, 11 citations)
Tant de choses à dire sur cet album, que j'ai à peu près analysé sous tous les angles (heureusement je n'ai rien publié). Je suis depuis deux jours en la possession de son edition deluxe tirée à 1250 exemplaires (les fans comprendront) et c'est un peu le meilleur truc qu'il soit, et ça vaut ses 150$. Pour en revenir à un aspect plus musical, j'ai trouvé PFTY passionnant, mais probablement trop court pour que les choses y soient véritablement claires. En tout cas un très bon objet d'étude et de réflexion pour l'inconditionnelle des Strokes que je suis.

8/ PATRICK WOLF - The Bachelor (25 points, 7 citations)
Je suis ici moyennement d'accord, c'est à mes yeux le plus faible de ses opus. Cependant son concert au Nouveau Casino ayant été simplement merveilleux, je veux bien lui pardonner à peu près tout, même le jock-strap en cuir de Vulture. Il serait intéressant de le voir se calmer un peu sur The Conqueror (à paraître cette année, et sorte de volume 2 de The Bachelor) pour le voir revenir vers des atmosphères plus proches de Wind In The Wires. Peut être même redeviendra-t-il brun pour l'occasion. La vie aurait à nouveau du sens.

9/ PASSION PIT - Manners (20 points, 8 citations)
Manners est globalement un album sympathique, et les Passion Pit sont de plus un bon groupe de scène, mais bon. Malgré les deux-trois feel good hits certifiés que contient la chose (j'adore Little Secrets par exemple), on tourne assez rapidement en rond. Pourtant le Chunk of Change EP annonçait de grandes choses, mais au final je suis un peu restée sur ma faim. La bonne chose pour eux c'est qu'ils sont parvenus à se débarrasser assez rapidement de leur étiquette assez inappropriée de "successeurs de MGMT". Puis le recyclage de Sleepyhead c'était pas non plus nécessaire, j'aurais préféré un peu plus de nouveauté.

10/ KASABIAN - The West Rider Pauper Lunatic Asylum (19 points, 5 citations)
Eux ils me posent également un peu problème. Ils ont des fréquentations/ inspirations vraiment pas recommandables, de type Oasis, ont probablement plus de fumée que de neurones dans leurs boîtes craniennes, un penchant pour le ballon vraiment pas glamour, et pourtant. J'adore leurs deux premiers albums, un peu moins celui-ci, auquel je reproche un certain manque de concision. Ceci dit impossible de leur en vouloir vraiment, car ils fournissent largement le quota de tubes réglementaires: Where Did All The Love Go, Take Aim, Fire, Vlad The Impaler... et pour un groupe de stade en devenir comme celui-ci, on en demande pas plus. Des bons gars malgré tout.

11/ WHITE LIES - To Lose My Life (13 points, 5 citations)
Il y a un peu plus d'un an et demi j'ai eu une très grosse période White Lies, des jours entiers où j'étais incapable d'écouter autre chose que leurs 4 chansons et demi, je les mentionnais à longueur d'articles sans pouvoir m'en empêcher, guettais leurs moindres bside et démo. Puis l'album est sorti et peu de temps après je me suis lassée et les ai laissé de côté, pour revenir à des amours dark plus raisonnables et acceptables comme Interpol, dont les WL sont d'ailleurs fans. Puis j'ai récemment réécouté leur album pour la première fois depuis des mois. Et en fait c'est toujours aussi foutrement bien, donc je crois que je n'en démordrai jamais.

12/ KINGS OF CONVENIENCE - Declaration Of Dependance (12 points, 4 citations)
Erlend Øye sans conteste un musicien talentueux et sûrement aussi un jeune homme charmant (tout est dans les lunettes de bon goût), sauf qu'il est Norvégien et que nous savons tous que ce qui m'intéresse vraiment, c'est les Suédois. Pour cette raison notre amour est impossible. Plus sérieusement, DoD est un album de bonne facture et plutôt réussi, donc j'étais agréablement surprise de le retrouver à cette place tout à fait honorable du classement.

13/ WAVVES - Wavvves (10 points, 4 citations)
Ah, Nathan Williams ou l'attitude de branleur portée au rang d'art. Tout son programme de campagne se trouve résumé dans la vidéo de No Hope Kids et personnellement j'adhère complètement, le mieux étant que dans la vraie vie il est pareil, cf le passage Wavves de mon dernier article. Ca avale n'importe quoi, ça joue plus ou moins n'importe comment en enregistrant le tout avec les pieds, et pourtant à l'arrivée ça ressemble à quelque chose. Précisément à une vision fantasmée de la Californie des skateurs alcooliques, et j'adhère. Définitivement un membre de mon top 10 2009, j'ai bien aimé l'entendre nous parler d'opossums au Point Ephémère.

14/ THE DEAD WEATHER - Horehound (10 points, 3 citations)
Je demande un joker, je ne suis pas allée plus loin que Treat Me Like Your Mother. Le clip était classe, j'étais contente et ça m'a suffit. Sinon j'aime bien Jack Lawrence, et Dean Fertita aussi. Mais toujours pas Alison. Désolé.

15/ BOMBAY BICYCLE CLUB - I Had The Blues But I Shook Them Loose (10 points, 2 citations)
Il fut un temps très reculé (2006 ou 2007) où j'avais sur mon ordinateur leurs toutes premières démos, il est même fort probable que certaines d'entre elles aient fini sur TQID 1.0. Néanmoins deux ans plus tard je dois reconnaître que je n'ai même pas pris le temps d'écouter leur debut album. Je fais donc au passage mon mea culpa et peut être corriger cet oubli dans les semaines à venir. Hans Killed WildCat vous en parle mieux que moi: "c'est comme faire du vélo en automne, quand la lumière devient dorée et que les feuilles crissent sous les roues." On la croira sur parole.


Ensuite en dessous de 10 (avec entre parenthèses le nombre de citations):

9 points:
Bat For Lashes - Two Suns (4)
Jamie T - Kings & Queens (2)
Mando Diao - Give Me Fire (4)
The Maccabees - Wall Of Arms (3)

8 points:
Ghinzu - Mirror Mirror (4)

7 points:
Coconut Records - Davy (2)
Florence + The Machine - Lungs (3)
Neon Indian - Psychic Chasms(2)
The Drums - EP (3)
Wild Beasts - Two Dancers (2)

6 points:
Atlas Sound - Logos (3)
Dirty Projectors - Bitte Orca(3)
Editors - In This Light And On This Evening (2)
Fever Ray - S/T (2)
Kid Kudi - Man On The Moon: The End of Day (2)
The XX - S/T(3).

5 points:
Bill Callahan, Dananananaykroyd, Hatcham Social, John Frusciante, Julian Plenti, Manic Street Preachers, Ramona Falls, The Big Pink, Yeah Yeah Yeahs.

4 points:
Camera Obscura, Loney Dear, Lotus Plaza, Patrick Watson, Röyksopp.

3 points:
Black Lips, Coming Soon, Criptacize, Dan Black, Dinosaur Jr, Golden Silvers, HEALTH, Mew, Peaches, Real Estate, Regina Spektor, Soap & Skin, Sonic Youth.

2 points:
Au Revoir Simone, Benjamin Biolay, Deleted Scenes, La Roux, Micachu & The Shapes, Peter Bjorn And John, The Flaming Lips, Wolfmother.

1 point:
Bad Veins, Bonaparte, Cold Cave, Fuck Buttons, Girls, Harlem Shakes, Jay-Jay Johanson, Jeremy Jay, Nurses, Peter Doherty, Smith Westerns, The Dodos, The Noisettes.