21.2.09

You Think It's Alright

Le sujet du jour s'impose un peu de lui même, c'est le bac blanc qui aura lieu à partir de demain, parce que les autorités supérieures de mon lycée ont jugé intelligent de nous coller ce truc juste après les vacances de février. Du coup cette semaine un statut facebook sur deux de mes camarades de lycée avait un rapport avec ce "évènement crucial de notre année", j'ai eu droit à toutes sortes de variations sur le thème "vivement que les vacances soient finies, marre de réviser tous les jours!", "trop dur la philo, lol", etc. Et moi pour changer j'ai rien fait de ma semaine, à part constituer des piles de magazines dans ma chambre dans une vague tentative de tri. Je me suis longuement demandé si je devais culpabiliser mais en même temps je ne sais même plus comment faire. Mes parents ont passé les deux dernières semaines à s'assurer que toutes les conditions soient rassemblées pour que je puisse réviser dans des conditions optimales, en prenant par exemple bien soin de de couper la connexion internet tous les après midi. Tant d'égard de leur part, c'est quand même terrible, ils se sentent plus concernés par mon existence que je le suis moi même, ce qui n'est pas spécialement logique. Coupure virtuelle qui explique d'ailleurs en grande partie le manque d'articles récents ici même, vu que le matin je végète sur l'ordi une heure avec un bol de céréales et que le soir je gratte des heures entières sur youtube ou facebook.

Mais je tiens à préciser que ce blog n'est pas du tout en crise pour autant. Puisque vous aurez remarqué que dernièrement on a pas mal parlé de ça sur les blogs, je tenais à mettre au clair qu'il demeure mon 4° poumon officiel, l'accessoire ultime pour mon désenclavement, une suite de 1 et de 0 à laquelle je demeure très attachée. Quand j'atteins le niveau 7 sur l'échelle de l'ennui, je relis les vieux articles, les commentaires, ça me fait plaisir. Dernièrement j'ai même relu ce qu'il restait de mon skyblog, car l'année de terminale est propice à la nostalgie bon marché, et c'était bizarre de constater l'évolution. On a pas mal changé quand même.

Sans enchainement cohérent parce qu'aucun ne me vient à l'esprit, je souhaitais parler de ma grande découverte musicale de la semaine, à ranger dans la catégorie "j'accuse parfois plusieurs années de retard sur le reste de la galaxie mais la plupart du temps je le vis bien", j'ai nommé Grizzly Bear, et plus particulièrement leur album Yellow House dont la parution remonte tout de même à ... 2006. Il faut dire qu'à l'époque ma préoccupation principale était surtout d'apprendre par cœur l'histoire des Libertines et de télécharger tout ce qu'ils avaient pu produire de faces B et de sessions acoustiques pendant leur existence. Depuis, j'ai à peu près fait le tour de la question, et je tente de compenser mon retard. Puis Grizzly Bear c'est quand même un nom qui revient régulièrement un peu partout, donc je ne pouvais continuer à vivre impunément dans l'ignorance de leur discographie. J'ai donc tout naturellement pris la direction de Youtube pour régler le problème (j'ai jamais été une adepte de myspace), et là, la première chanson fut la bonne : Knife. Je m'en suis voulue d'être passée à côté de ça aussi longtemps (oui je suis parvenue à ressentir un sentiment de culpabilité pour ça, comme quoi y'a un truc qui merde chez moi). Ce titre est vraiment une merveille, il y a cette ambiance très particulière, mi-aérienne, mi oppressante qui plane tout au long de ces 5 minutes et à la fin on a juste envie que ça ne s'arrête pas, il y a ces chœurs qui te remuent les tripes et la voix qui traine sur le dessus. C'est assez indescriptible, mais splendide. Ça faisait très longtemps qu'une chanson m'avait hypnotisé à ce point, j'ai juste envie de coller une succession de superlatifs là. Et l'album est dans la même veine, un bijou. Il faut aussi voir la version a cappela de Knife qu'ils avaient fait pour la blogothèque, y'a du génie là dedans. En cherchant vous trouverez aussi une reprise de cette même chanson par un Zach Condon en état d'ébriété avancé qui vaut le détour.

Deux mots sur la playlist : pour les 1990s, les Rakes et Mando Diao, c'est des extraits de leurs nouveaux albums qui doivent sortir dans les jours/semaines à venir (quoi que je crois que le MD est maintenant en vente. J'en parlerai plus dans un prochain article de toute façon), et les Eagles Of Death Metal c'est parce que j'ai eu des pulsions Josh Homme hier soir. Précisions intéressantes, n'est-ce pas.

Grizzly Bear - Knife
1990s - Tell Me When You're Ready
Eagles Of Death Metal - (I Used To Couldn't Dance) Tight Pants
The Rakes - The Light From Your Mac
Mando Diao - High Heels

10.2.09

Do You Really Wanna See ?

Étant en vacances pour les deux semaines à venir, je n'ai pas trop d'excuse valable pour laisser ce blog à l'abandon, même si l'inspiration n'est pas franchement en moi dernièrement. J'ai passé le plus clair de ma journée d'hier avachie sur mon lit à écouter Wavves, ça vous annihile complètement les neurones c'est franchement fabuleux. Après je sais pas trop d'où ça sort, et après renseignements chez lastfm c'est noise pop ou beach punk, au choix. Ca vaut la destruction d'oreille et l'écoute à haut volume si vous avez rien de mieux à faire. Sinon si vous voulez rester dans un créneau Californien mais beaucoup plus calme, y'a Davy, le nouveau Coconut Records (aka le groupe de Jason Schwartzman), qui fera l'affaire, même s'il n'est pas du niveau de son illustre prédecesseur Nighttiming. Les deux sont en échantillon dans la playlist.


A part ça, l'Espagne c'était cool, mais on a été complètement trompé sur la marchandise puisqu'il a plu et neigé pendant toute la semaine, mais bon, ce fut l'occasion d'ajouter une grosse demi douzaine d'albums à ma collection et d'admirer une veste d'Elton John au Hard Rock Café local (et d'y commander involontairement une bière trois fois plus chère que prévu, mais en même temps il est de notoriété publique que je suis un boulet et une merde en espagnol, donc bon.) Au moins ce fut un bon break de la routine Tournonaise, ce qui est déjà pas mal. Puis la semaine précédente ce fut le concert des Kaiser Chiefs au Transbordeur : je ne crois pas qu'une longue review soit très utile, mais pour résumer c'était leur concert de Rock en Seine fois 10, et les Dananananaykroyd qui assuraient la 1° partie étaient très cool. Chose rare, il y avait deux batteries sur scène, et deux chanteurs qui maitrisaient franchement bien le hurlement, et du coup on peut dire qu'ils envoyaient. Le clou de leur set a été quand les deux chanteurs sont descendus dans la fosse pour séparer le public en deux, afin de constituer non pas un mur de la mort (vous savez, quand dans les concerts de metal les deux moitiés du public doivent se foncer violemment dessus - un truc de fou furieux), mais un mur de calins. Ambiance bisounours garantie, en tout cas c'était très drôle, puis je me suis aussi retrouvée en sandwich entre les deux chanteurs juste après (je vous accorde qu'on tient là "le détail qui sert à rien" de l'article). Après ça, le show des Kaiser Chiefs a du durer pas loin d'une heure et demi, c'était intense pour les pieds et les cordes vocales. Ils ont joué en gros un tiers de chaque album, et contrairement à ce que je craignais, les titres d'Off With Their Heads fonctionnent presque aussi bien que les autres en live. Puis le public contenait une sympathique colonie d'anglais très ivres et torses nus, ça met de l'ambiance ce genre de créatures. Donc un excellent moment comme prévu, et on remercie le timing "grève le lendemain" pour nous avoir permis d'éviter d'utiliser à nouveau le cours d'anglais comme dortoir.

Wavves - So Bored
Kaiser Chiefs - Like It To Much
DANANANANAYKROYD - Black Wax
Coconut Records - Drummer