22.4.08

"Liberté, Egalité, The Hives !!!" (HPA)

PS : Ursulla a fini sa version !

Deux jours après, j'ai en
core mal un peu partout, l'impression de m'être fêlé une côte et les genoux, coudes et hanches dont la couleur s'étend du bleu au violacé en passant par le rouge carmin, mais va falloir que je me hâte un peu de faire ce résumé, parce que putain, qu'est-ce que c'était bon ! Un concert des Hives au premier rang, ça n'est rien de moins que du sadomasochisme.

Alors je m'attèle à
la rédaction de la chose cet après midi. C'est chargé en hystérie et autre hyperboles ultra mélioratives. Normal je vous dis. Mais ça, c'est prévisible de ma part.

Arrivée aux abords du Zénith aux alentours de 16h30,
parce que bon, nous avons quand même très envie d'être devant. "Nous", c'est Camille, Mélanie (oui, la fameuse Automatic Druggie) et moi même, également connues sous les noms de Camulsa, Ursulla et Julsa Ikea Von Krisprolls, créatrices du KIR KIS, donc bien atteintes comme il faut par la Suède. La chance fait que pas de pluie, contrairement aux prévisions (autrement on se serait senti bien connes assises sur les pavés sous la pluie). On fait des jeux intelligents pour s'occuper ("cite moi 25 chansons des Strokes"), on repère les "Dis-moooooi!" et on déguste des sandwichs au Nutella. Passionnant, innit ?
18h00, ouverture des portes, on se bouge, on double deux-trois personnes dans la cohue, et une fois mon sac rapidement inspecté par les vigiles, je prends les devants et me met à courir vers la salle comme si
ma vie en dépendait, parce qu'il y avait quand même quelques personnes devant nous dans la queue devant le Zénith, et que ce serait trop bête de se retrouver au deuxième rang. A cet instant là, on peut assurer que j'ai perdu tout ce qu'il me restait de dignité, mais en même temps, ça fait longtemps que je ne me soucie plus de ma dignité/crédibilité, surtout quand on en vient à un groupe comme les Hives. D
'ailleurs, j'ai rarement couru aussi vite. Mais après l'effort, le premier rang apparait face à moi, et dans un sprint final, je m'écrase contre la barrière avec la grâce d'un albatros obèse et étend mes bras histoire de garder de la place pour mes acolytes qui arrive une minute plus tard. Devant à droite, soit devant Nicholaus. Comme aux Eurockéennes l'année dernière, donc bon présage.

On poireaute. Camille est fatiguée, mais tient à rester devant le plus longtemps possible. On tente d'analyser l'atroce logo des Gogol Bordello qui doivent assurer la première partie ("très émo leur cerf agnonisant") et au bout d'une longue attente, Eugène Hürtz (mate le nom sexy) et les siens finissent par apparaitre sur la scène. Et y sont restés pas loin d'une heure, ce qui était LONG, très LONG, trop LONG. Parce que voilà, au bout de trois titres, si le Gipsy Punk n'est pas ton genre de prédilection, tu regarde ta montre et lance des regards désespérés à ton entourage et tu balance des coups de coudes pour calmer tes voisins masculins un peu trop enthousiastes. Eugene s'arrose de vin rouge et fait des doigts au public tandis que son accordéoniste flashe sur Mélanie, à qui il a lancé des regards et clins d'oeil d'une lubricité infinie pendant 5 bonnes minutes. Sauf que l'accordéoniste en question doit bien avoir 50 piges, est surement père de famille et a une tête de "violeur récidiviste" (c'est pas moi qui le dit !), donc voilà, c'est bien sympathique. En fait le meilleur moment du set des Gogol Bordello, ça a dû être quand j'ai repéré Nicholaus Arson et ses boucles blondes qui les observait du côté de la scène. Donc rien à voir avec eux, ils m'ont simplement ennuyé. Heureusement, ils ont fini par déguerpir, après plusieurs faux espoirs: genre on applaudissait bien fort en espérant qu'ils seraient satisfaits et repartiraient vers les coulisses avec leurs danseuses folkloriques, mais non, ils en remettaient une couche.


S'en suit une nouvelle attente.
Le fameux Giant Neon Sign remplace le cerf émo des Ukrainiens, ce qui a pour effet de faire crier le public (il en faut peu, c'est ça qui est bon). Une petite armée de roadies en thirts Hives et Rock Am Ring s'affaire pendant un certain temps et enfin, les lumières s'éteignent, le néon s'éclaire et résonnent les premières mesures de A Stroll Through Hive Manor Corridors et là c'est l'hystérie
. Dans le noir, on repère quelques ombres et finalement, les voilà. Les cinq hommes en noir et blanc, impeccables et classes dans leurs costumes d'écoliers, comme à leur habitude.

Très gros mouvement de foule alors qu'ils n'ont pas encore joué une seule note, on se retrouve compressées contre les barrières, prêtes à devenir de la chair à steak haché.
Hey Little World en intro, et c'est de la folie pure. Tout le monde est à bloc, c'est juste magnifique, même si c'est douloureux 2000 personnes à bloc derrière vous. Pelle, tout de suite à l'aise, se lance dans ces splendides tirades égocentriques qui font tout son charme :
"Je suis H
owlin' Pelle Almqvist, je suis le meilleur et je suis Suédoise" [sic!]
Oui, monsieu
r a changé de sexe, mais on ne lui en veut pas. S'en suit Main Offender, Try It Again. Camille se fait évacuer par un vigile, parce que trop c'est trop. On a les boules pour elle, mais finalement elle a pû profiter du concert dans un coin plus "calme" de la fosse, enfin "calme", tout est relatif! On enchaine avec A Little More For Little You et l'énormissime Walk Idiot Walk. Les paroles sont reprises en coeur, c'est beau tous ces gens qui beugle avec un air ravi en s'écrabouillant les uns les autres.
"Now we're gonna play a fast song !" alors qu'on est déjà
au bord de la crise d'asthme. Et pour être "fast", c'est "fast": No Pun Intended. On arrive à gagner du terrain sur le côté. Beaucoup de titres du Black&White Album au programme, qui sont parfaiteme
nt maitrisés par l'audience, mais on peut regretter l'absence totale de titres de Barely Legal, pas même A.K.A. I-D-I-O-T. Oui, sacrilège.

Face à nous se tient la plupart du temps Nicholaus Arson, aka Niklas Almqvist, génialissime guitariste qui lui aussi adore faire des regards lubriques au public, sauf que voilà, il est quand même
beaucoup plus avantagé physiquement que l'accordéoniste de Gogol Bordello, donc lui, on ne lui en veut pas quand il se lèche les doigts d'un air pervers ou qu'il mordille ses médiators avant de les lancer, genre "il fait chaud ici ...". Il se roule devant nous, passe sa guitare entre ses jambes, geste que je n'ai pas pût m'empêcher de percevoir co
mme un sous entendu très sexuel. Ou alors j'ai l'esprit vraiment très mal placé, à vous de juger. Donc quand il fait gratter le manche de sa Fender par des membres du public, j'interprète ça d'une façon ... particulière. Pelle descend régulièrement devant la fosse, mais jamais vers nous, à notre grand dam. Rapidement, sa chemise se retrouve légèrement déchiquetée, laissant apparaitre une petite portion de son ventre (il est un peu squelettique sur les bords d'ailleurs, mais chez lui c'est tout à fait acceptable). En gros, Niklas et Pelle demeurent la paire de frangin la plus sexy du monde du rock, enfin ce n'est que mon humble avis. Le plus jeune des Almqvist continue ses phrases, nous raconte qu'il apprend le français et nous gratifie d'un mythique "Liberté, égalité, The Hives !". Mégalo, mais juste un brin. "Vous aimez notre dernier album ? Et ben nous aussi." On notera dans la catégorie "ça sert à rien de le dire mais je le dis quand même" que Chris Dangerous et sa nouvelle coiffure, hé bien c'est plaisant à observer. Je choppe un nouveau médiator Arsonien, désormais décoré du logo du groupe (le "H" à couronne ), et en manque de peu un second tombé dans mes cheveux, à cause duquel une demi douzaine de personnes s'est mise à me gratter le crâne sans que je comprenne que le médiator s'y trouvait. Ouais la vie c'est parfois étrange.

On notera les dizaines de slammeurs, dont un qui a bien failli me briser la nuque en me tombant dessus. J'ai encore mal, de toute façon j'ai mal partout, comme dit précédemment. Finalement, alors qu'on y croyait plus, sur l'ultime chanson de la soirée, soit Return The Favour, et après que j'ai du en venir aux mains pour déloger
un malotru qui avait pris ma place au premier rang (et je suis parvenue à le remettre à sa place. Non je ne suis pas violente le moins du monde) alors que je m'étais légèrement reculée pour éviter de finir avec le cou cassé pour de bon par un slammeur, Pelle vient se poster précisément devant Mélanie et moi. Donc oui, on en profite, on le tient "très fermement dans nos bras" pour reprendre ses termes, on lui ébouriffe les cheveux, etc. Pas de détails supplémentaires !
Nous étions un peu au 7° ciel, et trempées de divine sueur. Parce que Howlin' Pelle Almqvist is a God, c'est bien connu. ET IL EST
ACIDE (n'est-ce pas Ursulla !).
Fin du concert, on se réhydrate, on récupère nos affaires et on retrouve Camille, en bon état. Et métro, dodo. Une tonne de souvenirs en tête, et
le ravissement suprême atteint. Ursulla et Camulsa sont géniales, and so are The Hives ! Donc voilà, suite à cette deuxième et magnifique expérience de live Hivesien, je ne peux qu'affirmer que seul une poignée de groupes sur Terre sont capables de dégager ça en live. Et oui, je vis pour la musique, et les concerts.

Les photos viennent de www.le-hiboo.com

17.4.08

"Blogspot ? Les alcooliques anonymes, version indie-rock." pt.1


(un jour j'arrêterai définitivement les résolutions, puisque c'est systématique, je ne les tiens PAS)
traduction : review Foals !!!

Un concert qui tiendra du domaine du mémorable, parce que super compagnie + super musique, bien que trop court.

En fin d'après midi, rdv chez Camulsa, que j'avais déjà vu samedi dernier, et que j'étais absolument ravie de retrouver. On attend Anaïs, qui a un peu de retard parce qu'elle "regardait Skins". S'en suit pas loin d'une heure de métro, et arrivée aux abords du Trabendo vers 19h30. Il y a déjà pas mal de monde dans la queue, que j'observe avec attention de façon à repérer Denver, ce soir présente et donc c'était l'occasion rêvée de faire connaissance "en vrai", supposée être arrivée en avance. On devait d'ailleurs apporter des chats géants pour se reconnaitre, MGMT love oblige, que l'on comptait offrir à Jack après le concert, mais finalement c'était peu pratique. Je localise dans la file quelqu'un qui lui ressemble, mais n'ose pas gruger toutes les personnes devant moi (parfois je suis bien élevée et limite timide. Parfois.) Heureusement, c'est Denver qui vient à moi (très Chuck Norris cette phrase, mais passons), et nous propose de gruger en toute dignité, forcément sous les grognements de quelques mécontents (j'aurais fait pareil, je m'excuse d'ailleurs).

On se retrouve devant la salle, on est carrément ravies de se voir et on papote, puis ouverture des portes, avec obtention de place contre la barrière. Quelqu'un s'approche et me demande si par hasard, The Queen Is Dead c'est moi. Très étonnée sur le coup, je réponds que oui, c'est bien moi et apprends que j'ai face à moi la dénommée Charlotte est honteuse, qui est d'ailleurs venue avec Axeley. Ces demoiselles nous proposent des ballons pour le concert, que l'on accepte volontiers (c'était d'ailleurs une très bonne idée ces ballons). On prend une photo souvenir, Denver nous sort la très belle phrase qui sert de titre à cet article, et on regagne nos places. Repérage d'un sosie en espadrilles plus vrai que nature de Penny des Automatic, que l'on tente vainement de prendre en photo, histoire de s'occuper, mais qui nous repéra, nous poussant à abandonner cette distrayante activité. Je découvre avec effroi que Camulsa a divulgué une anecdote confidentielle et compromettante par rapport à ma personne et Howlin' Pelle Almqvist, et me retrouve mortifiée de honte.

Pas de première partie pour le concert, on est un peu déçus, mais bon en même temps on est là pour les Foals. Armées de nos ballons que nous remuons en rythme, on est hyper-motivées. Ouverture sur The French Open (no pun intended !), et enchainement avec Cassius. Fosse très remuante, on est un peu sur le côté donc ça va, mais j'ai quand même deux jolis bleus spécial barrière sur les hanches, ou comment résumer à votre grand oncle l'ambiance du concert sans mot dire. Le concert se déroule à merveille, et on instaure des concours débiles :

"Les fesses de Jimmy avec le ballon = 100 points"
"Ok, chiche"
"Putaaaaain! 100 points !"
[quelques regards consternés se posent sur nous]

En parlant de lançage de ballons, Denver et moi même avont fini par franchement bien nous débrouiller : pile sur la tête de Jimmy qui l'a envoyé avec un plaisir non dissimulé dans le nez de ce pauvre Edwin. Ceci dit en passant, Edwin arbore désormais une magnifique moustache, que nous comptions lui arracher lors d'une hypothétique stage-invasion qui n'eut hélas pas lieu.
Niveau chansons, on a eu le droit à l'essentiel d'Antidotes, plus forcément les déjà classiques Mathletics et Hummer. Pas de faces B, mais un nouveau titre sans paroles pour l'instant, qui "sonne un peu comme du Slayer" selon le chanteur (on allait le dire). On aura pourtant pris des initiatives pour avoir de la face B et tenté le tout pour le tout :

"A 3 on gueule Astronauts And All"
"1, 2, 3 ... ASTROOOOOONAUTS !!!"
[Yannis nous observe d'une expression... inexpressive, à moins que ce fut de la perplexité. A déterminer. En tout cas c'était hilarant.]

Camille (vengeance !) fut prise sur le coup dans un moment d'intense perversité au moment des rappels, tirant la langue tel un chiot ravi à la vision du torse nu de Walter. Sauf qu'il l'a vu faire. C'était beau ça. Le concert s'achève, bien trop vite, après avoir vu Yannis escalader des amplis, faisant mine de vouloir se jeter. La salle se vide assez rapidement, manque de nicotine oblige. Anaïs et Camille ayant cours le lendemain, on repartira pas trop tard, mais bon, je caresse l'espoir de faire dédicacer mon Antidotes fraichement acquéri, donc on se donne rendez vous devant la salle à 22h30 et je reste avec Denver et son BF Victor, qui doit prendre le même métro que nous pour rentrer. On essaye d'ouvrir toutes les portes qui s'offrent à nous, histoire de dénicher Jack ("on tente le local électrique ?"), pour en fait s'apercevoir que Yannis et le dénommé Jack (ou plutôt devrais-je dire "Jacques") sont dans la place, et ni une ni deux, nous nous dirigeons vers eux. S'en suit une séance photos+signage d'album+causette, où je demande à Jack si le groupe sera présent aux Eurocks. Très renseigné, il ne sait pas, mais comme il est [extrêmement] charmant, on ne lui en tiendra pas rigueur. La sécurité tente de nous virer, donc nous finissons par abdiquer après une photo collector Jacques+reine morte+Denver (big big love !). Une ultime imitation de l'écureuil sous LSD, et départ. On se promet de se revoir bientôt. Obligé.

photo : "Je crois que j'ai volé le stylo de quelqu'un"

9.4.08

"This song is by Editors"


Bon, il est nécessaire que je fasse un compte r
endu du concert de dimanche, parce qu'après mure réflexion, j'ai trouvé l'utilité de ce blog : me rappeler ce qu'était ma vie le jour où j'aurai atteins la phase terminale d'Azlheimer. Donc dans assez peu de temps.

Arrivée devant le Transbordeur avec une heure d'avance, et ouverture des portes à 19h15. Par miracle (en même temps le concert n'était pas complet, ce qui est assez incompréhensible), j'atteins facilement le 1° rang et me retrouve même tout à fait au milieu, grâce à la technique de "une main, puis deux sur la barrière, puis les épaules et me voilà accoudée". Puis j'attends, reçoit deux-trois coups de fil de type "ça serait pas ton anniversaire aujourd'hui ?", et écoute la conversation d'un père avec ses deux fils : des anecdotes de concerts de sa jeunesse : Cure, Depeche Mode et Police ("mais c'était pour la 1° partie !"). A 20h05 (je suis un peu maniaque sur les horaires), Mobius Band. Ils sont trois : un batteur, un bassiste et un autre dont le rôle est de taper sur un boitier qui émet des sons étranges, ou sur un clavier, ou sur une guitare. Le public est d'abord perplexe devant leurs bidouillages étranges ( le gars sur la droite qui tapote sa boite étrange avec un air complètement halluciné comme si sa vie en dépendait a de quoi effrayer les âmes sensibles), mais se détend au bout de trois titres, quand le bassiste fait tomber son médiator en nous faisant tendre l'oreille pour se moquer de notre silence, en nous prouvant qu'on l'entend. On rigole, et au bout d'une demie-heure, les trois joyeux lurons grimaçants débarrassent la scène de leurs affaires. Je règle mon appareil photo en prenant le piano de Tom, qui est juste devant moi (le piano, s'entend!).


Puis vers 21h05, les lumières s'éteignent, le public se met à crier (enfin !), et sous les lumières clignotantes débarquent Chris, Tom, Ed et Russell. Résonnent les premiers accords de Camera, où Tom tient le clavier au fond de la scène, donc presque loin (malheur). Enchainement avec An End Has A Start, et l'ambiance commence à devenir intéressante, Tom ayant abandonné son clavier pour revenir sur le devant de la scène avec sa belle Gibson noire. Eclairé dès qu'il chante, contrairement à ses camarades qui demeurent dans des
tons plus sombres, il se détache clairement du reste, et ne parvient pas à rester plus de trois secondes au même endroit. Au fil du concert, je remarque qu'il semble avoir abandonné l'idée de s'étrangler avec son bras droit : de manière globale, il s'est calmé avec les gestes bizarres torturés depuis les Eurockéennes l'année dernière, c'est flagrant. Peut être le syndrome "dans deux mois je serai papa, je deviens un homme responsable et me calme sur les poses de suicidaire ". Par contre, il a souvent les yeux fermés, ou alors j'ai vraiment le chic pour ne le photographier que dans ces moments là.


Ces détails passionnants mis de côté, on notera qu'il a chanté parfaitement, et que d'ailleurs l'ensemble du groupe a joué parfaitement ; aucune approximation dans leur set. Bilan : 18 titres joués, dont 3 faces B : Banging Heads, You Are Fading
et leur splendide reprise (je pèse mes mots, pour une fois) de Lullaby des Cure. Chris a fait ses petits mouvements de pieds genre "je glisse sur la scène avec mes pompes magiques", et Russell est régulièrement allé frapper comme un sourd sur la batterie, avant de tenter de battre des records de "tours sur lui même hyper rapides tout en continuant à jouer". Tom s'est également trouvé une distraction intelligente : escalader son piano et se rouler par terre. A la fin du concert, alors qu'il était perché sur son piano, il nous gratifiera d'un splendide vol plané qui l'a vu atterrir sur le dos de son bassiste, auquel il s'agrippa tel un bébé koala à sa mère. Charmant. A un autre moment, alors que j'avais momentanément détourné mon attention sur Chris (ce qui est humain), je cru l'espace d'un instant que Mr Smith avait disparu, mais en fait non : il faisait tout simplement une espèce de poirier sur le sol, tout en continuant à gratter sa guitare. La vision de ses deux jambes tendues vers le ciel était relativement incongrue alors qu'il était entrain de jouer un de ces magnifiques titres désespérants dont seul Editors a le secret.


Bien sûr, il y a des moment plus graves : Push Your Head Toward The Air avec juste un piano et une guitare folk, où on se retient de chanter pour ne pas briser la magie du moment. Pour un instant, le temps est suspendu, et c'est juste grandiose, cette voix qui emplie la salle.
Final tout simplement beau sur Smokers Outside The Hospital Doors, où le groupe maltraite ses instruments pour faire le plus de bruit possible. Et clap de fin. Wow. Je sors mon plus bel accent et explique à un roadie que c'est mon anniversaire, et il me passe la setlist de Tom avec un grand sourire. J'ai bien faillit me faire assassiner par la fille à ma gauche, mais bon, à la guerre comme à la guerre. Passage par la boutique, je prends un Tshirt Editors et un album de Mobius Band, que le groupe dédicace. Mot de la fin : très belle soirée "d'anniversaille" pour reprendre le néologisme du chanteur de Mobius Band.


Nb : les photos sont miennes. M'en suis pas mal tiré ce coup ci.

EDIT: Vacances, donc pause bloguienne ! Pour moi ça sera Paris, avec Foals et Hives à la clé, et rencontre "en vrai" avec plusieurs autres blogueurs... Whou-ouh comme dirait Damon Albarn. A bientôt !