22.10.08

We're More Than Horses


Ce matin inscription pour le bac, ça peut sembler con comme ça mais en y réfléchissant bien c'était presque émouvant dans le genre "aujourd'hui nous faisons un nouveau pas vers le futur". On avait face à nous ces espèces d'ordinateurs préhistoriques avec un logiciel pour s'inscrire qui ressemblait furieusement à ce site web que j'avais conçu en 5° pendant les heures d'IDD, et on choisissait nos options. J'ai failli sélectionner le Suédois en LV2, parce que mon niveau d'espagnol est en constante régression depuis la 3°, mais finalement la CPE m'a lancé un regard digne d'un serpent à sonnette du Nouveau Mexique et j'ai décidé de faire preuve de sérieux pendant au moins 10 minutes. En parlant d'espagnol, j'ai appris récemment de la bouche du prof que je me traine depuis 3 ans, et dont je vais bientôt commencer la rédaction de la biographie (on ne connait pas l'imparfait, mais par contre on sait tout de ses vacances entre potes dans un refuge des Pyrénées sans eau courante quand il avait 20 ans) que ma prof d'espagnol de 3° avait demandé expressement à ne plus jamais avoir affaire à moi. Ca peut paraître bizarre mais ça m'a fait extrêmement plaisir d'apprendre que les actions de ma personne il y a 3 ans de ça avaient d'une certaine façon empêché la section littéraire de Gabriel Faure d'accéder un jour à un niveau ne serait-ce que correct dans cette fichue langue que de toute manière je ne parviendrai jamais à prononcer. Plus sérieusement je me connaissais pas un tel pouvoir traumatisant sur mes enseignants, au moins j'ai des prédispositions à la dictature (note à mes camarades de classe : le premier qui passe par là pour dire que c'est dans mes gènes aura des problèmes), c'est le point positif de l'histoire. Fin du paragraphe "je suis en fait un tyran qui s'ignore".


Nous en venons donc au point de l'article où je suis en quelque sorte obligée de parler du fait que Nikolaï a donné des vraies nouvelles officielles du groupe, (nouvelles confirmées par la suite par Fabrizio), mais bon ça fait un peu une semaine que tout le monde est au courant que le retour en studio est pour février donc je vais pas faire dans le réchauffé, je me contenterai d'un sobre hallelujah pour marquer le coup, parce que ça a quand même été le gros truc de ma fin de semaine. Là vous pouvez en conclure que mes semaines au lycée sont d'un vide impressionant, et vous aurez raison, d'ailleurs ça me déprime au plus au point. Mais bon, vacances J-2. L'occasion de faire plein de disserts de philo et de littérature, et de lire Pascal. Cet homme et son bouquin aux éditions multiples et incompréhensibles pour le commun des mortels va me tuer, je le sens, il va devenir mon Céline-bis, l'homme qui torturera mes nuits et m'empêche de vivre l'esprit tranquille pendant mettons les trois prochains mois. Ceci dit j'avais fini par presque m'attacher à Céline, donc tout n'est peut être pas perdu.


Musicalement rien à signaler de particulier, je partage mes journées entre Of Montreal, Fleet Foxes et les Unicorns, mais comme tout le monde connait, ça m'épargne de mettre des liens. Mon père m'accompagnera au concert de MGMT comme Alicia n'est pas en moyen de négocier sa soirée du 25 novembre contre des notes convenables en maths, donc va falloir que je change mon plan pour la capture d'Andrew, présence du paternel oblige, mais ça sera folko. Mon conseil de classe ayant lieu deux jours plus tard (ce qui au moins m'évite de faire un choix certes facile entre l'un et l'autre,mais bon j'adore les conseils, c'est presque aussi distrayant qu'un épisode de Gossip Girl -ah, Chuck- et au moins aussi chargé en potins confidentiels.), j'aurai donc à faire semblant d'être toujours vivante les jours suivants, malgré le choc psychologique qui s'annonce. Sinon les Kaiser Chiefs ont annoncé deux dates françaises en janvier, dont surprise, une à Lyon ! Qui plus est un mercredi soir, donc bien que le nouvel album soit apparemment plus ou moins pas terrible, ce genre d'occasion ne se refuse pas, donc a priori j'irai les revoir au Transbordeur. Je compte sur eux pour nous ramener une bonne première partie, comme Good Shoes les avaient accompagné sur leurs précédentes dates françaises...

-Sur les photos, vous aurez reconnu Devendra et Fabrizio. Quand même, ce genre de gars, ça vous donne envie de militer pour le port du poil facial. (ça sera la conclusion intéressante du jour)

11.10.08

My Generation Don't Trust No One, It's Hard To Blame.

Oui, léger retard cette semaine mais j'ai presque des excuses recevables à fournir puisque mercredi je ne suis pas rentrée chez moi pour cause de concert de Syd Matters à Valence et qu'hier soir mes parents m'ont plus ou moins trainés à une espèce de conférence/débat philosophique sur l'intérêt général pour vieux hippies aux préoccupations écologiques tout à fait louables à la base, mais au taux de chiantissité record. Il y fut notamment question de la dystopie du darwinisme social économique et du néo-libéralisme libertarien. C'était hardcore, et là vous êtes en droit de penser que j'ai vraiment une vie passionnante. Tout ça pour dire que je ne sais plus où je voulais en venir.


Ah si. Je voulais parler de l'excellent concert de Syd Matters au Mistral Palace, la toute petite et excellent salle valentinoise. C'était assez étrange comme soirée, mais vraiment plaisant : en fait, Clémentine et moi même étions tout simplement les personnes présentes les plus jeunes, les seules en dessous de 20 ans, si l'ont ne compte pas la gamine de 5 ans qui accompagnait sa mère. Sur le coup c'est un peu étrange d'être entouré de trentenaires (surtout quand vous manquez de faire un arrêt cardiaque en croyant repérer votre prof d'histoire de 6°et 3° "qui-matait-dans-le décolleté-des-filles") mais en fait on s'y fait très vite, puis en fait les trentenaires adeptes de syd Matters sont des gens extrêmement civilisés, ce qui faisait d'ailleurs une sacré différence avec le concert de Music Is Not Fun dans la même salle trois semaines auparavant, où la moyenne d'âge était réellement de 14 ans, et où tout le monde poussait pour un oui ou un non alors que dans cette salle, quand on te pousse, pour un peu que tu sois devant, tu es obligé de te prendre le gros ampli du retour à la stabilité aléatoire dans le genou. Très agréable donc.


Mais là rien de ça : le public est vraiment là pour la musique, et du coup l'ambiance était très calme et très intimiste, intimisme accentué par l'éclairage quasi inexistant (d'où les photos ultra moyennes) dans la salle. Je connaissais le groupe de nom depuis quelques temps déjà, mais je ne m'étais jamais vraiment penché sur leur musique jusqu'à peu, mais heureusement Mélanie a eu l'extrême amabilité de m'envoyer une bonne vingtaine de titres à potasser avant le concert. Je m'attendais à un truc assez planant, et pas de déception à l'arrivée : le groupe a joué pas loin de deux heures qu'on a pas vu passer malgré la fatigue propre aux mercredi soirs. Ils nous ont parlé des influences profondes de leurs chansons (les martiens et science et vie junior), et on fait preuve d'un professionnalisme impressionnant : après avoir trifouillé pendant plusieurs minutes ses multiples pédales d'effets car sa guitare n'émettait plus un son, le chanteur découvre avec un grand sourire qu'en allumant son ampli ça fonctionnerait mieux. Bref c'était détendu et très très sympa, parfait pour rompre la triste routine lycéenne dans laquelle on est désormais enfoncés jusqu'au coup, avec la prolifération des DM nombreux et variés.

Là tout de suite je n'ai rien de particulier à rajouter, mis à part que j'ai calculé que le concert de MGMT au Ninkasi était dans un mois, une semaine et deux jours. Donc on va dire que d'ici une semaine et deux jours je vais devenir très insupportable et le rabâcher quotidiennement. Jusque là je me suis tenue, mais ça ne sera bientôt plus tolérable.
Je complète cet article mercredi en supposant que d'ici là l'inspiration sera venue. Puis si quelqu'un a une suggestion de site pour remplacer zshare pour la playlist, qu'il m'en fasse part., car Zshare semble être mort par ici, ce qui est assez ennuyeux, le principe écoute puis téléchargement étant quand même très pratique.


The Bishops - City Lights
The Shortwave Set - No Social
Glasvegas - It's My Own Cheating Heart That Makes Me Cry
Holy Fuck - Ballons (Foals cover)
Syd Matters - Louise

1.10.08

Oh Hell No !

LA bonne excuse du jour : je ne peux décemment pas écrire un article alors que j'ai appris il y a 10 minutes de ça que les Dirty Pretty Things avaient splittés, et pas pour reformer les Libertines. Donc là j'en suis au stade coups de fils désespérés à la moitié de mon répertoire, donc veuillez m'excuser de ne pas pour l'instant tenir ma promesse d'article hebdomadaire. J'écrirai peut être un truc dans la soirée si je me suis un peu remise (non non je n'exagère pas le moins du monde). Déjà que la journée avait commencé par le traumatisme que sont les cheveux COURTS d'Albert (merci les Inrocks), je sens que je vais bientôt toucher le fond.

Ayant désormais pas loin d'une heure et demie de recul sur la découverte de cette triste information, et étant actuellement en train de glander sur FB (activité inattendue quand on a un dm d'espagnol et un commentaire de philo à faire), j'ai constaté un truc drôle (ou pas), un phénomène de masse intéressant :

"Camille va manger la banane de Carl puisqu'il n'a même plus de groupe. L'idiot."
"Claire OH MON DIEU DPT A SPLITE."
"Chloé is quite happy to have seen the DTP one month before they split..."
"Perroline is depressed cuz the DPT splitted up."
"Sarah écoute Adam Green, est a deux doigts de verser toutes les larmes de son corps DPT"
"Nadège ne veut plus jamais entendre parler des DPT"

C'est beau ce désespoir général en fait. J'en suis venue à m'interroger ce qui pourrait se produire en cas de séparation du saint des saint (vous savez de qui je veux parler, mais j'ai presque peur de porter malheur en prononçant leur nom - névroses, stade terminal), mais le simple fait d'y penser m'était un peu insoutenable.

A la base ça n'a pas grand chose à voir, mais cette histoire de split à la con me donnerait presque une idée : en effet, nous sommes rentrés en cours depuis un mois désormais, et ça fait donc un mois que je traine mes guêtres en cours d'arts plastiques sans avoir la moindre idée du sujet que je vais présenter au bac, alors qu'on a quand même 10 planches à faire. En gros jusque là j'ai passé 12 heures à contempler le plafond, la prof ayant émit une réserve certaine quand à mon idée de sujet à base d'animaux morts sous forte influence Damien Hirst (vous savez ce gars qui découpe des vaches pour les coller dans du formol). Je vais parler de séparation, ça sera niais et tout, mais nevermind. Ceci dit si vous avez une meilleure idée je ne cracherai pas dessus. Je me dis juste que je ne pourrai pas éternellement m'en tirer en parlant musique à tout bout de champ - l'année dernière mon TPE traitait des Klaxons et de LOTP, j'ai conclu mon année d'arts p. en seconde en peignant les Libertines, etc... - les profs vont finir par s'en apercevoir. Et on va me trouver sérieusement ... limitée.


Photo au hasard.