30.3.08

The Devil Is My Pal

Oui voilà je viens d'être prise d'un irrésistible envie d'écrire un article et je vais essayer de faire court, parce que c'est une résolution que j'ai prise suite à l'article précédent, beaucoup trop long, beaucoup trop chiant et beaucoup trop mal présenté, en clair un peu honteux. Puis j'ai besoin de parler musique, et pas lycée. Parce que le lycée, c'est un peu l'overdose ces derniers temps, ça tourne en rond, on voit toujours les mêmes têtes, et c'est simplement lourd.


Parlons donc du cas MGMT, déjà évoqué précédemment. Le fait est que depuis un peu plus de trois semaines, mon monde musical tourne autour d'Andrew VanWyngarden (quel joli nom à l'orthographe si facile) et de son armée de chats géants de l'espace. Donc voilà, je suis obligée de mettre dans la playlist une version live de Time To Pretend, version très graaaa. C'est hypnotique comme musique. Donc parfait pour mon cas (pour faire momentanément abstraction du monde qui nous entoure), et ça me conforte dans mon idée selon laquelle New York est musicalement parlant la meilleure ville au monde, encore aujourd'hui. Oui, je suis arrivée à ce raisonnement très poussé lors du cours d'Arts Plastiques de vendredi (bien que le mot "cours" ne soit pas franchement adapté, étant donné que ces trois heures s'apparente plus à une immersion dans une garderie pour grands enfants désœuvrés qu'à un réel cours, mais passons), alors que je cherchais désespérément l'inspiration (putain de sujet libre) dans la voix d'Adam le verdoyant (ok j'arrête les jeux de mots navrants). NY rule the world. Ouais.

Autrement, il y a plein d'autres trucs sympathoches qui sortent en ce moment. Le nouveau Supergrass est cool, enfin comme du Supergrass quoi, vous pourrez en jugez avec Bad Blood. Mais il y a aussi cette chanson de Cage The Elephant qui me poursuit : In One Ear. Découverte sur MTV2 (oui MTV2 est de retour chez moi, ô joie, c'est plus fort que moi mais j'adore passer des heures devant cette chaine), je fut premièrement intriguée par l'aspect cradoc des musiciens, très américains de leur état, genre biberonnés au grunge, le cheveux long et un peu sale, la chemise de bucheron conquérante et l'air un poil énervé. Et la chanson ensuite : jouissive. Je peux pas franchement expliquer pourquoi, mais j'ai trouvé ça assez renversant, j'étais tout à fond sur mon canapé, genre prête à pogoter avec la bibliothèque. Je n'en connais pas encore d'autres de ces mêmes messieurs, peut être vais-je être très déçue mais jusque là, c'est l'amour fou entre moi et In One Ear. Ca me fait head-banger toute seule devant mon écran. Je suis contente. Des espèces de bébés QOTSA qui aurait été mélangés avec du Nirvana. Mmh. Ca me change des Britons. En parlant de Britons, dimanche c'est mon anniversaire, et dimanche ce sera donc Tom Smith & co en live. Comment ça je l'ai déjà dit ?!


Histoire de conclure, anecdote : Mon père confronté à un clip des Hoosiers : "depuis quand Yann Barthès chante dans un groupe?"
J'adore parler pour ne rien dire.

21.3.08

We Were Fated To Pretend

Donc compte rendu de ma semaine chez nos voisins chéris les Grands Bretons, avec du retard, weekend de Pâques en famille oblige. Oui, j'ai des problèmes dans la ponctualité rédactionnelle.

Alors, comme prévu, nous sommes partis de la gare routière de Tournon samedi dernier aux alentours de 20h00. Comme nous sommes des personnes déterminées prêtent à nous battre pour nos convictions, nous obtenons, et non sans peine, la fameuse "rangée de 5 sièges au fond du bus" (paye ta conviction). Oui, dans l'absolu ça ne sert pas à grand chose, mais nous on était contents, ça nous permettait de surplomber la situation. Le niveau d'excitation étant extrêmement élevé dans le car, les profs et le chauffeur opte pour une solution radicale pour nous calmer : Ils nous mettent le dvd de Million Dollar Baby. Tout de suite, ça vous refroidit ces joyeuses histoires de boxeurs paralysés. Comme je refuse de me laisser abattre, j'opte pour la solution lecture avec mp3 coincé dans les oreilles: ça vous coupe du reste, c'est donc merveilleux. Comme on a 16 heures de trajet devant nous, Clémentine a eu l'amabilité de me prêter le livre "Groupies!" de Busty. Bon, Busty, je ne la porte pas spécialement dans mon coeur (le spécialement est même de trop), mais je dois reconnaitre que le bouquin en question (que j'ai lu sur la nuit, puisque pas de sommeil) était fort distrayant et instructif. Pour ce qui est de l'ambiance musicale, je suis restée bloquée sur l'Oracular Spectacular de MGMT. Grosse hype pour ces deux jeunes hommes, mais excellent album à l'arrivée, Time to Pretend est juste absolument fabuleuse, et Electric Feel me rappelle l'époque où Jake Shears était l'homme de ma vie. Si vous n'en avait toujours pas vu le clip super "cheap/bizarre/vive la LSD et les chats ", régler rapidement ce problème. On en prend plein les yeux.

Le lendemain, aux alentours de 13h, arrivée dans Londre
s. On commence par le British Museum. Il pleut, et je ne regrette pas d'avoir acheté un parapluie à la dernière minute. Dans le musée, il y a du monde, même beaucoup trop. En fait je soupçonne une bonne partie des gens présents de n'être là que pour échapper au vent. Mes comparses n'étant manifestement pas de grands amateurs d'art Mésopotamien, on se replis rapidement sur la grand hall pour manger notre pic-nic, assis sauvagement par terre puisque pas une seule table n'est libre. Ensuite on part faire un tour dans les rues, avec passage obligatoire au Starbucks, parce que c'est supposé exotique (hein Joëlle). On marche dans les rues, on se perd à moitié et on tombe sur un magasins qui vend des téléphones antiques aux couleurs des Mods, et des T shirt très beaux mais pas donnés. Comme on est seulement en Angleterre depuis quelques heures, je me retiens d'en acheter un, et opte pour une poignée de badges Morrissey/Macca et autres symboles british, que j'ajoute à mon manteau qui commence à être chargé niveau badges. On reprend le bus et direction Piccadilly Circus. Réflex: se diriger vers Zavvi, nouvelle appellation de Virgin. Je suis déjà allée 5 fois en GB, mais c'est la première fois que je visite vraiment Londres (shame), donc je suis aux anges devant ces immenses bacs à Cds. Les prix étant bien plus bas qu'en France, c'est l'occasion de faire quelques achats. Je repars avec un LCD Soundsystem, l'album rouge de Peter Björn & John et Oracular Spectacular, qui sortait justement cette même semaine, et l'édition est un peu collector et pas chère du tout, donc je suis assez ravie. On part ensuite explorer les rues avoisinantes, avant de se diriger vers Hyde Park pour retrouver le bus. Au passage on croise des écureuils, qu'on tente d'attirer avec des fraises Tagada. Echec. Une fois sur le point de rendez-vous, on attend pendant trois plombes une partie du groupe, qui a trouvé le moyen de se perdre à deux rues de Park Lane (où nous nous trouvons).

Une heure plus tard, arrivée à Morden, où nous devons retrouver nos familles. On ne sait absolument pas chez qui nous devons tomber, s'il y a des enfants dans les familles, des bêtes sauvages (j'aime les bêtes sauvages) ou je ne sais trop quoi. Dans la catégorie "famille d'accueil pour voyage scolaire", j'ai déjà eu plusieurs extrêmes ces dernières années : un jeune couple sans enfant très sympathique mais fasciné par Winnie L'ourson en 4° à Torquay, une veuve de 70 ans à Rome en 3°, des Russes fraichement débarqués en Allemagne avec une fille amatrice de hip-hop/dance russe l'année dernière à Stutgart... Bref, c'est la loterie. Et là, on a eu pas mal de chance. Les Derrington s'avèrent être un couple de profs avec trois enfants qui ont entre 15 et 20 ans. Seul le plus jeune, Joseph, vit encore à la maison. Dans la voiture on discute avec Mr Derrington, qui se prénomme Julian (bon signe, dirais-je), et qui est à la fois prof de sport et de maths. Il est très bavard, aime beaucoup la France où il se rend régulièrement et parle un peu notre langue. On arrive chez eux, et on y retrouve sa femme, qui est elle prof de théâtre et d'anglais, et on s'installe pour bavarder un petit peu. A un moment, Mr Derrington nous demande ce qu'on aime comme genre de musique. Evidemment, je répond "rock", et il me demande de préciser quel genre de rock. C'était un encore bon signe, cet homme savait au moins qu'il existe plusieurs genres de rock, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Ne sachant trop quoi dire, je répond "indie rock", c'est passe-partout. Et là, il me dit qu'il a vu les Kaiser Chiefs en concert à Lyon l'année précédente, ce qui forcément provoque chez moi une certaine curiosité, parce que je connais peu d'homme de 50 ans qui ont vu les KC en live : il m'explique donc que sa femme et lui était sur la guestlist parce qu'ils connaissaient les gars du groupe qui jouait en première partie. Et ajoute que le groupe vient de Morden. Forcément, même si ça paraissait un peu trop beau pour être vrai, je demande si par tout hasard, ce groupe ne se nommerait pas Good Shoes. Et là, il me répond : "Do you know them ??? It's so funny! " . Et j'ai envie de dire que INDEED, c'est QUITE FUNNY. Parce que bon, me retrouver chez des potes des Good Shoes, c'était quand même un peu inattendu. Il continue sur sa lancée en me racontant que les parents de Rhys et Tom Jones sont de grands amis et qu'il a eu les garçons comme élèves. Je suis un petit peu éberluée, et ma tête doit à cet instant être intéressante à observer. Mr Derrington se met à pianoter sur le clavier de son portable qu'il me colle sous le nez : sous mes yeux, le numéro de portable de Rhys. Je me marre. Entre temps, Justine et Mathilde ont un peu perdu le fil de la conversation. On passe à table et on continue de parler. D'après mes hôtes, je parle très bien l'anglais, donc je suis flattée, et je continue de monopoliser légèrement la conversation, parce que c'est pas tous les jours que je fais la conversation avec de vrais anglais capables de me révéler des détails sur les jeunes années des Good Shoes.

Le lendemain, retour à Londres. On procède à un long tour en bus dans les rues de Londres, avec les profs qui font plein de petites blagues nulles et de remarques qui servent à rien ("à votre gauche, Big Ben !" non non, on avait pas reconnu). Finalement on nous arrête vers Buckingham Palace, où on s'agglutine aux grilles pour observer la relève de la garde. Passionnant. Après, on a coursé des pigeons et pris des japonais hip-hop en photo: roux. Spécimens très étranges. Ensuite tour dans le parc, où on fait la conversation aux écureuils et aux poules d'eau sous les regards interloqués des promeneurs. Oui, je parle aux animaux, et alors ? On reprend ensuite le bus, et après midi au musée Mme Tussaud. On a pris plein de photos ridicules dont certaines assez honteuses. J'ai encore fait très peur à la population locale en posant avec une main aux fesses de Johnny Wilkinson, et je me suis pendue au coup de ce cher Robbie (des fois je devrais me taire).
Pour finir la journée, on a fait le London Eye, et une fois à une centaine de mètres au dessus de la Tamise, on a demandé à la prof qu'elles étaient les chances de survie de Félix si on le jetait par dessus bord.
"Faibles".
Le soir, Mr Derrington nous propose de visiter l'école où il enseigne. Aux murs, de nombreuses photos. L'une d'entre elles, prise en 2000, représente l'intégralité de l'école, soit 1200 élèves. Vous connaissez "Trouvez Charlie" ? et ben là, c'était presque pareil : "Trouvez Rhys Jones". Très drôle comme jeu, j'y ai passé pas loin de 10 minutes pendant que Justine et Mathilde g
rillait une clope avec Mr Derrington (oui, j'ai une vie très saine : je ne fume pas. Mais je ne fais pas de sport.) Et je l'ai localisé sur la photo! J'étais très fière de moi. Il avait une tête drôle dans ses jeunes années. Après, on rentre dans une salle où des élèves préparent une pièce de théâtre. Mr Derrington fait de grands signes à un homme qui se trouve à l'autre bout de la salle et se tourne vers moi, m'indiquant que c'est le père de Rhys et Tom. Il lui crie en me montrant du doigt "She loves your boys!". Il m'observe un peu bizarrement, et moi je sais pas trop où me mettre, et tout ce que je trouve à dire c'est qu'il doit être très fier de ses fils, ce à quoi il me répond que oui, en effet. Il portait un espèce de short rouge assez laid, ça m'a marqué.

Le mardi, on a passé la journée à Stratford Upon Avon, avec pour but de visiter la maison de Shakespeare. Bon, c'est une petite ville assez chiante mais qui doit être charmante si vous êtes retraité. Y'a quand même un petit HMV (capital pour s'occuper, le HMV). Quelques personnes que je ne nommerai pas (pas besoin de remuer le couteau dans la plaie, non ?) on tenu à acheter des substances illicites locales et se sont retrouvées avec 20£ de basilic. Moment comique s'il en est. Rien à ajouter sur Stratford, mis à part que c'était infesté de Français.

Mercredi, on est lâchés dans Londres avec pour but de :1°/Visiter la National Gallery - 2°/Faire du shopping - 3°/Visiter le Globe Theatre - 4°/Faire du shopping. Notre petit côté anti-conformistes sans cause nous pousse à d'abord aller nous perdre dans Soho et d'ensuite faire la visite du musée (où le reste du lycée se trouve). Bon, soyons honnêtes, Soho de jour, et surtout le matin, c'est pas super excitant, mais bon, on fait avec. Le midi, on mange dans une aire de jeu pour enfants (en dessous de 7 ans selon un panneau), et vu qu'il y a personne, on teste le tourniquet, avant de se rendre compte que des gens nous observent des immeubles avoisinants. Donc on se calme et on fini nos chips avec le peu de dignité qu'il nous reste. Après, retour à Trafalgar Square et musée. Je me suis centrée sur la partie la plus moderne de l'endroit, soit 1700-1900. J'ai admirée de très belles pièces, et il faut aussi signaler que les gardiens de musée était globalement assez canons. Oui, le look "étudiant en art un peu geek à lunettes", c'est super sexy.
Pour finir l'après midi, on visite le théâtre du Globe. Shakespeare, encore et toujours. Cet homme
pour qui j'ai une légère haine, car à cause de lui je dois me farcir depuis mon plus jeune âge des "il est où ton Roméo ?". Et dire qu'on va encore l'étudier en Littérature l'année prochaine.

Enfin, le lendemain, nous passons notre dernière journée en Angleterre, donc bon, c'est passé vite, trop vite. Pluie toute la journée, on est ravis. Le matin, visite d'un musée maritime à Greenwich, où on a observé des émos français à cheveux turquoises qui avaient l'air passionné par les sous marins. Dans Greenwich, je dégote un joli petit disquaire d'occasion, mais impossible d'y rester plus de dix minutes, on doit prendre le bateau pour la Tower Of London (Donny Tourette powa', j'ai envie de dire.) Il pleut atrocement, il fait froid, mais bon, on profite quand même, et on se rétame lamentablement sur le pavé humide. On passe pendant notre visite devant les joyaux de la couronne, et devant des dizaines de pistolets, ainsi que devant les 6 corbeaux sautillants de la monarchie. On doit ensuite prendre un bus pour aller où on veut (donc Picadilly pour nous) avant de retrouver le bus à 20h00. Donc pendant trois heures, on dépense nos derniers pounds chez Zavvi et HMV, on se balade malgré la pluie, on observe les anglais. Qui sont définitivement très beaux. Dans un magasin de souvenirs, on prend en photo les accessoires les plus kitchs possible, et finalement, on doit partir, à reculons. J'ai dégoté chez Zavvi la biographie d'Alex James pour 5£, alors que j'avais faillit l'acheter deux jours plus tôt chez WH Smith pour 17£. Donc bonne affaire et une occupation pour la nuit de bus, qui fut encore une rude épreuve. Résultat, grosse déprime à mon retour en France, et A Bit Of Blur (passionnant ce bouquin) quasiment lut sur la nuit/journée. Plein d'excellents souvenirs, mais je vais pas détailler. Cet article est déjà beaucoup trop long.

IMPORTANT : Merci de vous rendre à cette adresse et de laisser un petit message sommant Camille de ne PAS arrêter son blog. Parce qu'elle fait ièch sur le coup, puis ça vous prendra qu'une minute ! Je vous en serai reconnaissante.


9.3.08

...About you being evil and my date being an animal...

Donc me revoilà. J'avais dis que j'écrirai, donc j'écris. Un jour j'apprendrai à faire des phrases introductives d'articles intelligentes. Ce jour là je crois que soudainement le monde ira beaucoup mieux. En attendant il restera dans un sale état pour un bon bout de temps. Mais ne soyons pas trop défaitistes. Ce jour là aussi j'aurai aussi compris comment arrêter de faire systématiquement un paragraphe entier de hors-sujet dans mes commentaires, mais ça c'est encore une autre histoire.

Je m'étais fixée pour objectif de parler de musique. Donc venons-en aux faits.Tout d'abord, ces chers We Are Scientists. Le genre de groupe qui, même s'il n'a pas inventé la poudre, ne peut vous être que d'emblée sympathique, parce qu'ils ne se prennent pas franchement au sérieux, même pas du tout. Pour ceux qui ne les connaitrait pas trop, suffit d'avoir vu leur passage dans l'émission Tracks qui avait été consacrée à New York, il y a déjà plusieurs mois de cela. La vidéo doit être quelque part sur Youtube, je vous laisse le soin de la chercher (oui flemme, c'est ma philosophie), autrement sur le site du NME, vous pouvez voir les deux vidéos qu'ils avaient faite à l'occasion des awards dont j'ai parlé il y a deux articles de cela. Le genre de truc qui me fait marrer comme une imbécile sur ma chaise pendant 10 minutes. D'ailleurs dans la catégorie "Juliet rie seule devant son écran", je suis retombée dans Nevermind The Buzzcocks, la faute à MargaretRaveDave (qui a déménagé de blog, enfin tout le monde le sait déjà) qui a eut le malheur d'évoquer l'existence d'un épisode avec en invité Yanis des Foals, émission que je n'avais pas regardé depuis une bout de temps, et qui a occasionné une discussion avec Willy en cours de maths ayant pour sujet le culte épisode avec Donny Tourette. Tout ça pour dire qu'on est allé faire gober au prof que Donny Tourette était un mathématicien Britannique. Oui, c'est ce qu'on fait quand on s'ennuie. On verra bien la réaction de notre enseignant quand il comprendra que non, Donny n'a que peu de rapportq avec le monde des maths. Surtout que Willy n'a pas pû s'empêcher d'insister ("Vous irez voir sur internet, hein?" et le prof d'approuver "oui oui"). Mais revenons en aux WAS. Leur album a donc leaké la semaine dernière.

Honnêtement, il n'est pas fantastique, enfin jusqu'ici il ne m'a pas subjugué. Mais il est bien (ça c'est de la critique constructive). Le titre introducteur, Ghouls, est très bon, il doit contenir 5 lignes de texte mais on ne leur en voudra pas. On ne peut décemment pas leur en vouloir (C'est là que je me rends compte que je n'ai vraiment pas grand chose à raconter). Il y a aussi sur cet album un titre assez bizarre tout droit sorti des années 80 avec un espèce de truc jouable à deux doigts sur un clavier, c'est surprenant, mais assez marrant (Lethal Enforcer). Non, en fait globalement l'album est moins power-pop que With Love And Squalor, (peut être le départ de leur batteur ?) mais plus je l'écoute, plus je l'aime. Ok, mes explications tournent en rond. Donc concentrons-nous sur la vidéo du premier single, After Hours. Résumé : Keith a invité une jeune et jolie blonde à diner, et elle a amené avec elle "une amie" pour Chris, qui est seul. L'amie s'avère être un chien, donc Chris n'est guère ravi. Enfin bref, au bout d'un moment ces deux messieurs en viennent aux mains pour s'accaparer le chien (et là, je ne peux que penser très très fort que "I wanna be his dog", enfin soit.) et se roulent par terre en tentant de se faire mal. C'est assez ravissant, et ça doit être l'intérêt principal de la vidéo (si on met de côté le pull rosâtre de Keith, qui va à merveille avec ses cheveux poivre et sel ... bon, je m'égare). Pour voir le clip.
Je conclurai sur ces messieurs en remarquant que Eve, la rappeuse a désormais la même coupe de cheveux que Keith. En moins sexxx.

Sinon, je crois que j'ai attrapé la Borissite aigue, cette maladie qui se caractérise par un amour immodéré pour Tokyo Police Club. Bon, ça doit faire un bon bout de temps que je les connais (vive hardtoexplain), donc là, je suis pire que ravie que l'album est également leaké. Et il est méga-top fabuleux, enfin c'était prévisible, avec un EP aussi méga-cool que A Lesson In Crime en préambule. Vous l'aurez compris, je suis méga-contente. Oui, les joies du téléchargement, encore et toujours. Mais la semaine prochaine, Londres, donc voilà, déchainement sur l'achat d'album, un de mes loisirs favoris. Et Moooooorden. Je complèterai tout ceci avant mon départ.

1.3.08

I Just Can't Go On

Ma schizophrénie latente aidant, je viens d'être prise d'un atroce besoin d'écrire un article, alors que j'en avais déjà fait un hier. En fait je crois que c'est dû à une chanson : une reprise d'Umbrella par les Manic Street Preachers. J'ai téléchargé la compil sur laquelle elle se trouve hier, et là, c'est la 4° fois que j'écoute le titre en question en 10 minutes. Je saurais pas vraiment expliquer ce phénomène, mais la chanson est assez jouissive, pourtant objectivement elle n'a rien d'exceptionnel, mais il y a parfois des raisons que la raison ignore (ah, je fais des phrases en ce moment). Donc il me fallait faire une petite playlist histoire que tout le monde puisse entendre la raison de ma légère folie du dernier quart d'heure.


Les vacances touchent à leur fin, c'est psychologiquement peu supportable de se dire qu'on va être contraint de regagner son lycée de manière quasi-permanente pour deux semaines. Après, c'est le London Calling, ça ne durera qu'une semaine, mais c'est toujours ça de moins sur l'année scolaire: je fais un espèce de décompte des jours restants avant cette foutue chose nommée bac, qui de plus menace de compromettre ma présence aux Eurockéennes, festival étant supposé illuminer mon été. Je tente de relativiser en me disant que si vraiment je ne pouvais pas y aller, je trouverai bien le moyen d'en faire un autre, mais bon, les 20 ans, ça risque d'être assez énormissime. Pour revenir à l'Angleterre, on part au lendemain du conseil de classe, qui semble s'annoncer globalement moins glorieux qu'au premier trimestre, mais rien de catastrophique non plus, juste une légère baisse de régime. Le fait est qu'il y aurait bien une façon de rectifier légèrement le tir en français, mais que je ne suis pas satisfaite du plan de mon commentaire, mais ça, tout le monde s'en fout, et moi là première. Là est bien le problème : trop de laxisme envers soi-même tue le laxisme envers soi-même. J'ai une flemme pathologique concernant ma scolarité, et ça ne date pas d'hier. Ca doit faire 5 ans qu'on me dis que je ne m'en sortirai pas éternellement en tirant ma flemme, et pourtant ça a l'air de continuer à fonctionner, alors que voilà, je suis quand même en 1°. M'aurait-on menti ? Je le crains bien. Et si l'existence n'était qu'un grand mensonge ?
(ok j'arrête, je sais bien que je ne suis pas crédible)


Saviez-vous qu'à 2 heures du matin, MTV pulse passe Editors, Foals et The Teenagers ? Oui, dans cet ordre précis ? Moi non, ça m'a tiré de mon coma d'ailleurs. Par contre Homecoming version censurée, c'est assez atroce. Ca perd tout son propos. Quoique le fait que cette chanson ait vraiment un propos est assez discutable quand j'y pense. C'est surtout bon à traumatiser mes collègues de chambre en leur traduisant les paroles quand j'ai rien de mieux à faire. Tiens, ça fait quand même un bout de temps que je ne les avais pas évoquée, et deux semaines que je les ai pas vu ces deux là, elles me manqueraient presque... Elles sont quand même courageuses quand j'y pense, parce que je crois que je suis tout de même pas très facile à vivre au quotidien de l'internat, comme je fais souvent la gueule, puisque la vie d'interne m'insupporte plus de jour en jour. Ah, suite à une conversation avec cette chère Justine, j'en suis également arrivée à la conclusion que je devais être une associable chronique doublée d'une misanthrope. La question est : Que va-t-on faire de moi ?


Bon, terminons sur une note musicale, car autrement je risque d'être bien partie pour auto-analyser mes problèmes personnels des lignes et des lignes durant. Late Of The Pier. J'ai un léger problème d'obsession avec ces jeunes hommes ces derniers jours, puisque musicalement parlant, je fonctionne surtout à coup d'obsessions successives. Je les ai plusieurs fois mis dans des playlists, ce que vous n'aurez pas manqué de remarquer si vous êtes un temps soit peu attentifs à ces choses nommés playlists qui faisait presque ma fierté au temps de TQID skyblog. Moins maintenant, et comme c'est devenu monnaie courante, j'ai tendance à les espacer de plus en plus, histoire de conserver un semblant d'originalité. Donc revenons-en aux faits. Ils ont à leur actif une chanson tout à fait incroyable de bizarrerie géniale, j'ai nommé The Bears Are Coming. Et voilà, c'est chanson je ne parviens pas à en sortir. Elle ressemble à rien, et c'est absolument génial. Le clip, je ne le comprend pas, mais je l'aime tout autant, toutes ces petites bêtes sauvages, c'est si charmant. On va dire qu'elle résume un peu l'état de fonctionnement de ma pensée ces derniers temps. Oui, c'est flippant !


MGMT - The Youth
Late Of The Pier - The Bears Are Coming
The Kooks - Young Folks (Peter Bjorn & John Cover)
Manic Street Preachers - Umbrella (Rihanna Cover)
Coconut Records - It's Not You It's Me


Sinon cet après midi dans Lamastre (la "ville" de 2000 habitants ou je vis) j'ai traumatisé un octogénaire en abandonnant momentanément la voiture familiale où j'avais laissé tourner Antics un peu trop fort. Les basses de cette voiture sont merveilleuses, et Interpol là dedans, c'est magnifique. Sauf que le pauvre homme a crû que la voiture (vide) était possédée quand il est passé à côté. C'était extrêmement comique.