21.12.07

Underneath the covers.



Donc voilà, je réécris cet article, vu qu'il était court et peu intéressant, et qu'il serait regrettable d'ainsi conclure cette si ... intéressante année 2007 (je cherchais un qualificatif adapté à cette année, mais le mot ne vient pas, et "intéressant", c'est passe-partout). Et les choses dont il traitait font déjà parties du passé, notamment le partie sur Skins : les épisodes sont en VOSTF sur dailymotion, donc vous pouvez en conclure ce que j'ai fait de mes deux derniers jours. Et c'est vrai que c'est fort bien, comme tout le monde l'a déjà dit. Mais il y a quelque chose que personne n'a relevé, et qui pourtant est à mes yeux d'une importance capitale (mes yeux de monomaniaque, vous savez), c'est la présence de Sheepdog de Mando Diao dans l'épisode 8 : c'est beau ça.


Puis comme je continue sur la lignée "vive la Suède" (un jour, je songerai à me renouveler, je vous le promet, mais là maintenant, j'en ai ni l'envie ni la motivation, donc je continue sur ce sujet si vaste et passionnant qu'est la musique Scandinave, qui en ces temps hivernaux me semble plus que jamais ancré dans ce contexte froid), je suis enfin parvenue à télécharger l'album de Johnossi, et c'est vraiment une très belle découverte, encore quelque chose injustement passé inaperçu dans nos contrées Gauloise, que même internet semble avoir des difficultés à désenclaver . C'est marrant, parfois j'ai l'impression de parler de la France comme d'un pays du tiers-monde, je ne sais pas si c'est moi ou mon pays pour lequel il faut s'inquiéter. Probablement les deux. En même temps, nous vivons quand même dans un pays où la vie sentimentale de notre président prend presque plus de place dans les médias que le séjour d'un dictateur invité par ce même homme. Enfin. Je possède une capacité presque impressionnante à divaguer d'un sujet à l'autre sans réel lien apparent. Je parlais de Johnossi, et me voilà venue à Kadhafi, alors qu'ici, je suis plus supposée traiter de musique que de politique : les cours me bouffent tellement les neurones que j'en viendrais presque à oublier mes véritables intérêts (cette phrase est presque ironique). Donc Johnossi (cette fois ci, c'est la bonne!) : ces deux messieurs en provenance de la nation des Krisprolls, plus précisément de Saltsjöbaden (rien que ça), n'ont qu'un seul album à leur actif, mais il est vraiment excellent. Du coup je met deux de leurs meilleurs titres dans la playlist, l'un énervé, l'autre non. Il faut savoir qu'ils ne font pas trop dans "l'énervé", l'album a globalement un son plutôt pop-folk (voir le dernier Mando, en moins arrangé). Quoi que...


J'ai eu le loisir de l'écouter longuement hier lors d'une balade familiale sur les hauteurs de l'Ardèche, ce qui ne fut pas aussi cauchemardesque pour la militante anti-sport que je suis qu'on pourrait le croire, si on fait abstraction de la neige fondue boueuse et du froid. Le vide a parfois son charme, ce qui sauve d'ailleurs pas mal d'endroits de l'ennui total. Il faut aussi que je songe à trouver quoi faire durant ces deux semaines qui se profilent devant moi, puisque la tonne de devoirs généreusement offerte comme cadeaux par nos enseignants ne m'inspire pas plus que ça. On ne fait rien tout le long de l'année, et là, on devrait commencer ? laisser moi rire ! Puis je pense avoir des problèmes plus importants à régler que les interpolations (Banks !) linéaire de ce niaiseux fini de Charensol.



2007 fut étrange. C'est le seul bilan à en tirer, le reste serait trop compliqué à tenter de comprendre.
En attendant, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël, malgré tout, et une excellente année 2008, pleine de musique, surtout.

(quelle phrase cliché. Je m'effraye.)

Johnossi - Family Values
Johnossi - Execution Song
Kate Nash - Men's Needs (The Cribs Cover)
Little Man Tate - Lonely This Christmas (Elvis cover)
The Hives - Tick Tick Boom Post Colonization Mix
The Wombats - Is This Christmas (Demo)

Photos : Pelle et Nicholaus dans un esprit de Noël, John et Ossi de Johnossi, et une photo au hasard prise hier.

12.12.07

Au moins aussi sexy que Freddie Mercury en short moule-burnes blanc et bandana rouge.

EDIT : review de Music Is Not Fun + bas

Cet article m'insupportait de par son absence totale d'intérêt et son ton très emo genre "j'en peux plus des cours, j'ai à moitié foiré mon bac blanc, je veux mouriiiiiiiir" (bien que les deux premières parties de cette phrase soient totalement véridique, la troisième, un peu moins, quand même). Puis il y a des choses plus importantes dans la vie. De plus, c'est bientôt Noël (scoop), donc je me dois d'arrêter au moins provisoirement d'être d'humeur dévastatrice en permanence. Et je dois penser à établir une liste définitive de cadeaux (voir les "choses plus importantes dans la vie" ?...)


Mais surtout, il y a cet espèce de coïncidence extrêmement géniale qui me remonte
le moral à fond, un de ces évènements qui vous font littéralement bondir de votre chaise d'ordinateur dans un terrible fracas pour traverser votre maison au triple galop en poussant de petits jappements indéfinissables afin de l'annoncer au plus vite à vos parents : Tom Smith et ses amis donnent un concert au Transbordeur à Lyon le jour précis de votre anniversaire, qui en plus cette année tombe un dimanche (précisément le 6 avril, vous n'avez plus aucune excuse pour l'oublier !). Pour simplifier, ce genre de choses a à mes yeux presque autant d'importance qu'une reformation des Libertines ou un nouvel album des Strokes, puisque Tom, ben ... c'est Tom. Oui, quelle argumentation bidon. Il est normal que je me rétame au bac blanc de français avec un tel sens de l'argument bien senti. Je fermerai cette parenthèse en ajoutant qu'il est de plus fort probable que Hot Hot Heat fasse la première partie. Que direr de plus ? Que je vais prendre mes places dès cet après-midi. (Il s'est mit à neiger, ce qui est inquiétant, car apte à compromettre ma présence au concert de Music Is Not Fun ce soir si le phénomène persistait un peu trop. Re-les joies de la vie en milieu rural, comme dirait notre prof d'espagnol)


Sinon je suis allée voir les Promesses de l'Ombre hier soir, comme le cinéma local accuse toujours un certain retard dans la réception des nouveautés. Et c'était extrêmement bien. Terriblement violent et direct, mais vraiment réussi. Difficile de croire que Viggo Mortensen a 50 ans ... en même temps il est à moitié Danois, ce qui doit conférer quelques pouvoirs magiques ( mais à qui diable fais-je allusion ? ). Absolument pas grand chose du tout à voir, mais coïncidence supplémentaire, son personnage se nomme Nikolaï. Non, je ne ramène pas toujours tout à eux.


Bref. Cet article sera probablement édité.


Foals - Brazil is Here !
Jack Peñate - 1,2,3,4 (Feist Cover)
Lightspeed Champion - Happy New Year (ABBA Cover)
Joe Lean & The Jing Jang Jong - Where Do You Go
Amy Winehouse - Rehab (Hot Chip remix)
Late Of The Pier - Random Firl
Animal Collective - Grass

En effet, voici l'edit tant attendu ! (humour)
Hier soir, j'ai eu le grand plaisir d'aller voir Music Is Not Fun au Mistral Palace, salle de concert Valentinoise qui a ouvert très récemment. Et ce fut une très belle surprise, car le concert s'est avéré excellent.
Je suis arrivée à Valence en milieu d'après-midi, et me suis très logiquement dirigée vers la Fnac, vu que c'est un lieu où je me sens globalement bien ( sauf quand je manque de faire un arrêt cardiaque parce que je trouve une compilation tecktonik au milieu du bac Pixies, mais ça, c'est une autre histoire), et qu'il faut bien tuer le temps pendant que mon père se creuse la tête pour trouver un appareil photo numérique convenable à offrir à mon petit frère pour Noël ... bon, si jamais ce jeune imbécile lit ce blog, j'aurai fait une gaffe, mais tant pis, il s'en doute.
J'écoute la quasi totalité du rayon indé, puis, comme d'habitude, je demande à un vendeur s'ils n'ont pas un album de Mando Diao qui traine quelque part, question devenue une habitude, et rencontrant à chaque fois une réponse négative. Et en effet, il n'y avait pas (plus ?) d'album de Mando en rayon, néanmoins le vendeur a causé chez moi un grand choc émotionnel : "En plus il est vraiment génial cet album ... on a jamais les meilleurs, c'est désespérant".
Pour parler familièrement, j'étais sur le cul. Non seulement il connaissait mais en plus il aimait. Je dois être bien trop impressionnable.

Mais tout ceci n'a que peu de rapport avec la suite : je vais donc au mcdo histoire de prendre, heu, des forces, où je retrouve Ivanne, Sabine, Anne Sophie et Aurélie, collègues du club journal au Gaby Times (il tue ce nom). On blablate, et on se dit que ça serait quand même fort bien si on pouvait les interviewer ces Music Is Not Fun.
Donc on note 5/6 questions à leur poser "au cas où" sur mon portable, parce que comme on est très professionnelles, on n'a ni papier ni stylo. Un peu avant 8 heures, nous nous dirigeons vers la salle, où je retrouve mon paternel, qui vient donc lui aussi au concert. On entre, et on se positionne bien devant la porte de la salle, parce qu'on est très motivées. On fini par rentrer, et là, bonheur, on est contre la scène, qui n'est surélevée que d'une vingtaine de centimètres. 1° partie, les Décibelles, trois filles qui citent les Hives dans leurs influences, mais aussi Sum 41, ce qui est quand même vachement moins glamour. Enfin, c'était sympathique mais pas génial, surtout qu'on entendais absolument pas la chanteuse sur les premiers titres ("Putain, on voit sa culotte !" -Yvanne...).
Julien des MINF rentre plusieurs fois dans la salle pour venir voir le concert, ce qui provoque à chaque fois un grand nombre de coups de coudes de la part de mes voisines "Regarde ! je te dis regarde !". Notre attitude extrêmement immature le fait sourire, donc tout va bien. Fin de la première partie, nous devons sortir de la salle le temps qu'ils installent le matos des MINF. Nous sortons en dernières afin de pouvoir rentrer en premières, car nous sommes plus motivées que jamais, et faisons office de portières. Il faut signaler qu' Ivanne a d'ailleurs écrasé Lucas le batteur contre le mur, et que je lui ai indiqué où étaient les toilettes ( à Lucas ). Genre je sert à quelque chose. Mais trêve de futilités, le concert va reprendre, et nous retrouvons notre excellente place. J'ai récupéré la setlist, que je scannerai dès que mon imprimante reviendra à la vie. Valentin, le bassiste, pète une corde dès la deuxième chanson, mais on ne lui en voudra pas, il a très bien joué malgré tout. Julien en fera de même un peu plus tard avec sa guitare.

Pour HP (Please), peut être bien ma favorite, Lucas prend le micro, et se tient précisément comme Liam Gallagher quand il chante. Je lui fais remarquer après le concert, et se dit très flatté de la comparaison, avant d'ajouter qu'il devrait peut être songer à changer de position, pour ne pas faire trop "copie". Absorbée par ce spectacle, je ne repère pas le micro de Julien qui est entrain de se casser la gueule et m'assomme à moitié. Avant même que je ne comprenne que je me suis pris le pied de micro, je me retrouve nez à nez avec Julien qui semble tout désolé (alors que c'était loin d'être insurmontable comme douleur) et me demande si je veux un bisou. Question rhétorique, genre je vais répondre non.
Plusieurs fois, des mouvements de foule me pousse à me retrouver à genoux sur la scène, le public étant plutôt remonté et très démonstratif, et je remet à chaque fois consciencieusement le retour de Guillaume en place.
Le concert s'achève avec In My Street, 13° titre de la soirée, et le groupe rejoue Dirty Little Secret en rappel, sous les acclamations et cris suraigües du public.

Alors que ces messieurs sont entrain de débarrasser la salle, nous prenons notre courage à deux mains et allons demander si par hasard, ils auraient pas 5 minutes à nous accorder pour une interview. C'est Sabine qui prend la première la parole, et Valentin nous répond que à peu près que "ça serait génial, pas de problème, super cool, ouais ouais, par contre on va attendre que les gens partent un peu". Comme on ne s'attendait pas vraiment à une réaction aussi enthousiaste, nous sommes ravies, et décidons de rester jusqu'à ce qu'on so
it parvenu à la faire, cette interview. En attendant, on passe au stand de merchandising, où Lucas demande au gens s'ils ont apprécié le concert, et où mon père, qui a vraiment beaucoup aimé le concert, m'achète leur EP, leur single promo et des badges, parce que "il faut les soutenir ces petits jeunes, ils ont bien du mérite par les temps qui courent". Je me dois au passage de souligner la patience paternelle, qui aura attendu sagement deux heures qu'on l'ait cette interview, et qu'on ait fini de se faire prendre 36 fois avec chaque membre du groupe. On fait signer toutes nos acquisitions, et on parle longuement avec Valentin, jeune homme extrêmement loquace et sympathique, qui prend le temps de nous expliquer ce qu'est précisément Manchestooch,et qui veut l'adresse de mon coiffeur (les gens ont pour habitude se rire de mes cheveux, et ce depuis des années). On va ensuite causer à Julien, qui nous annonce fièrement la bonne place du groupe au top indie de Myspace, devant Rachid Taha et derrière les Dodoz et les Hushpuppies, et qui décrète que nous devrions prendre une "photo Myspace de groupe" (voir à gauche), et se ré-excuse pour l'épisode du micro, bien que décidément, je ne lui en veux pas le moins du monde. Il nous parle des débuts du groupe, et nous, nous écoutons religieusement, et partageons sa bière. Puis, Guillaume sort de sa cachette, et nous décidons donc d'aller lui taper la causette. Il est également très cool, et moins timide qu'il en a l'air au premier abord. Il me remercie de mon professionnalisme face à la gestion du cassage de gueule régulier de son retour, et je me dis que j'aurais donc servi à deux choses ce soir là : maintenir les amplis et indiquer les toilettes au batteur perdu. Presque fière, quoi. On en profite pour lui poser les questions de notre interview, car on commence à comprendre que de les avoir tous les quatre réunis, ça ne sera pas du gâteau. Je lui pique alors son stylo et écrit les réponses à nos questions (inspirées) au dos de la set list, seul papier sous la main à ce moment là. On apprend plein de choses passionnantes, mais pour en savoir plus, achetez le prochain numéro de Gaby Times (je ne perd pas le nord) !
On le laisse après vaquer à ses occupations, et parvenons enfin à décrocher Valentin de trois groupies au look que je qualifierai de particulier et qui semblaient ne pas en vouloir qu'à ses talents de bassiste afin de lui poser des questions. Il veut d'abord que nous allions dans la loge, mais celle ci étant bondée, on fini par s'installer sur une petite table du hall. On recommence avec nos questions notées sur mon portable, et on utilise des flyers pour noter les réponses, la set list étant désormais insuffisante face au flot de paroles auquel nous sommes confrontées. A un moment, mon portable se met en veille, affichant ainsi Carl Barât dans toute sa splendeur. Valentin repère la photo et me pique mon portable, le montrant à Lucas qui l'a désormais rejoint dans l'interview : "T'as vu comme il a la classe Carlos !" . Car les MINF sont fans des Libs. Aaah. Mais tout ça, c'est dans l'interview.
Flemme de compléter. Je rajouterai juste cette photo (->) comme nouvelle pièce du dossier, et c'est en provenance de : Genre niaise, mais complètement.



"Tu vas quand même pas prendre ça ?!" (Lucas et Valentin, très proches)