24.9.08

There Is A Time When We All Fail, Some People Take It Pretty Well


Au diable Shakespeare et ses foutus duels (les cours de Littérature ça vous pousse un peu à vous prendre pour Roméo et à ingérer du poison), il est temps que j'écrive deux-trois trucs ici, parce que là j'atteins des niveaux de laisser-aller importants, faudrait que je réforme ce blog afin de me décider à écrire un peu plus régulièrement cette année, mettons une fois par semaine, parce que bon, 30 article en bientôt un an de blogspot, c'est pas franchement ça. Et oui, encore une fois c'est une résolution à deux balles sachant qu'apparemment cette année, dossier d'inscription oblige, je suis supposée bosser, chose que je n'ai pas vraiment faite depuis ... longtemps disons, afin que mes profs retiennent autre chose de moi que ma semi-narcolepsie chronique quand viendra l'heure de remplir les appréciations.

Puis l'heure est grave: Björn mon Archos, ce traitre, a décidé après deux années de bons et loyaux services de ne plus accepter en son sein de nouveaux albums. Mes finances en ce début d'année scolaire étant ce qu'elles sont (mauvaises, car évidemment travailler cet été n'a pas fait partie de mon programme), je ne vois guère d'autre solution que d'attendre Noël pour procéder au remplacement de l'engin. D'autres facteurs faisant, il est très probable que je sois plus ou moins à la masse musicalement parlant cette année, et donc j'accumule du retard sur les nouveautés, ce qui est assez contreproductif alors que ce blog est quand même supposé parler musique. Au pire si j'ai vraiment rien à raconter au cours de l'année sur ce plan là, je pourrai toujours faire part de mes grands moment de solitude musicaux, en racontant comment parfois je me mets à écouter les Guns 'N Roses pendant une semaine de manière assez intensive. Mais en même temps je doute que ce genre d'anecdotes un peu pathétiques intéresse qui que ce soit, donc bon.Donc du coup, pas grand chose à dire niveau musique, mis à part que Rest Now Weary Head de Get Well Soon est le must have n°2 de l'automne et que cet album un peu parfait, donc à écouter impérativement, surtout quand il fait très froid (me demandais pas pourquoi). Autrement en vrac : on nous fait voir des trucs terrible en philo comme Johnny Got His Gun, ça m'a foutu au 36° dessous, et moi en réaction je suis allée voir Mamma Mia et Max La Menace. Notre prof d'histoire nous a dit qu'on était "des adultes", et du haut de mes 16 ans ce genre de phrase me fait juste flipper car être adulte jusque là, c'est vraiment pas un truc qui m'intéresse, merci bien, d'ailleurs je me vois tout à fait faire un Bac+10 en n'importe quoi juste pour reculer au maximum le jour où j'aurai de véritables responsabilités dans l'existence. Tout ça me flippe, et après je fais des vilaines crises de nostalgie en me passant Friends Of Mine le matin (oui j'étais limite aux bords des larmes en écoutant Bungee, si on n'en arrive pas à un stade critique là). Et puis Max La Menace, c'était cool. Je crois que je garderai toute ma vie mes 7 ans d'âge mental. A ranger dans la catégorie "inattendu", le Black & White Album d'un groupe que j'évoque "de temps à autre" dans ces lignes possède également un pouvoir nostalgique impressionnant : en comatant sur mon lit dans le cadre de mon premier rhûme de la saison, je l'ai écouté en entier dans le calme pour la première fois depuis bien longtemps, et c'était comme revenir dans la 1°L à l'automne dernier, avant que tout devienne toxique et compliqué. C'était beau. Nouvelles du front pour conclure : ma colloc encore plus autiste que moi en fait c'est un peu la colloc idéal et à l'heure actuelle je l'échangerai pour rien au monde. Même si elle a du prononcer 4 phrases et demi depuis le 5 septembre.

Get Well Soon - Prelude
Vampire Weekend - Ottoman
The Arcade Fire - This Must Be The Place (Talking Heads Cover)

7.9.08

Relax Yes I'm Trying

Après le désormais fameux article de vacances, nouveau concept hautement révolutionnaire (ahem) , l'article dit "de rentrée", où l'on s'octroie le droit de parler vie quotidienne lycéenne plus que de raison, et le tout sur fond de nouvel album "qui ne ressemble à rien" de Peter, Bjorn & John. Rubrique musicale donc reléguée en fin d'article pour les intéressés.

C'est en gros le seul jour de l'année où j'ai l'immense privilège de me rendre au lycée en voiture et non pas en bus, et donc pour l'occasion je peux mettre à volume élevé un disque spécialement choisi pour ne pas me saper définitivement le moral avant de retourner affronter la réalité. Sauf que dans un élan d'auto-sadisme involontaire, j'ai mis le premier Franz Ferdinand, album adoré que j'ai beaucoup trop écouté récemment, et donc l'efficacité ne diminue en rien avec les années. Son seul problème un jour pluvieux de rentrée, c'est le refrain de Jacqueline, son titre d'ouverture. Je cite :
"It's always better on holidays, so much better on holidays, that's why we only work when, we need the money !"
Alex Kapranos avait décidé de me narguer, ce traitre.
Arrivée à l'internat toujours autant en travaux, et ô bonheur, Alicia (BFF of mine) et moi nous dégotons une chambre vide où personne n'osa venir occuper le 3° lit. Trop beau pour être vrai, mais quand même, nous jubilons quand à la perspective de ne pas avoir à subir cette année les affres de la collocation. S'en suit les retrouvailles avec les camarades de classes, belles démonstrations d'hypocrisie sur le thème "Oh tu m'as manqué cet été!" alors que franchement non, ça n'est pas réciproque.

Le rituel du remplissage des feuilles de renseignement en cours de philo ("si vous êtes père de famille, vous le précisez s'il-vous-plait") vire à la grande séance de révélations fracassantes grâces à des questions telles que "quelle est votre série favorite, argumentez votre réponse" qui donna lieu à un mémorable "Je l'ai jamais dit à personne mais j'adore Newport Beach, j'ai honte, j'aurais mieux fait de me taire!" venant de la personne la plus inattendue possible, qui fut soulagée d'apprendre qu'elle n'était pas la seule. Ayant mis Gossip Girl et Nip/Tuck dans ma réponse, je suis désormais fichée pour l'année. On se sera aussi senti très intellectuel en répondant Batman à la question "dernier film vu", mais j'étais contrainte d'aller le voir, puisque Bruce Wayne c'était un peu l'homme de ma vie quand j'avais 7 ans.

Le soir venu, catastrophe : une colloc surprise dont manifestement personne n'a voulu débarque dans notre chambre couette en main et sans piper mot. Puisque nous sommes un peu les "psychopathes de service à canaliser de l'étage" (voir épisodes précédemment évoqués dans ces pages : "je suis une hard rockeuse suicidaire" et "Alicia se fait virer deux mois de l'internat"), nous n'avons pas vraiment notre mot à dire. Cette fille, ça doit être le châtiment envoyé par le Alex Kapranos qui me narguait la veille: mutique, flippante et odorante. Elle a passé une heure et demi assise sur son lit à contempler le mur devant elle, presque sans bouger. Alicia et moi étions un peu morte de trouille, et avons donc mené notre enquête sur la demoiselle, qui selon certains ne parle qu'aux fées et à ses parents. No joke. On est mal barrées. Cette semaine, on va tenter d'engager le dialogue, on verra bien à quoi ça mène. Assez de lycée.

Pour parler musique : la fin des vacances a causé une crise White Lies, qui sont désormais de manière officiel mon grand espoir pour l'année 2009. Je les avais déjà rapidement évoqué en avril dernier (si ma mémoire est bonne j'avais mis Unfinished Business dans une playlist), et là, ils viennent de sortir un nouveau single, soit Death. Et c'est magnifique. Ils devraient plaire aux amateurs d'Editors, c'est lyrique, épique, c'est beau tellement c'est désespéré. L'ambiance est assez similaire : très sombre. C'est eux sur les photos de l'article, et comme vous pourrez le constater, de tels clichés ne respirent pas franchement le bonheur, mais putain, c'est juste magnifique ce qu'ils font, ça réveille tout mon côté sentimental, et non, je ne m'emballe pas le moins du monde. Au passage je déclare ma haine à toute personne qui aurait pour perspective de se rendre au Zénith de Paris en octobre prochain pour le festival des Inrocks : les headliners de la soirée en question sont CSS et les Kooks, mais là n'est pas l'intérêt de la chose (j'ai même envie de dire qu'on s'en fout d'eux, mais je ne veux pas non plus m'attirer trop d'hostilité) : la soirée est ouverte par White Lies et les Mystery Jets. Y'a pas de justice dans ce bas monde.

A donc leaké il y a très peu de manière tout à fait surprenante et inattendue le nouveau Peter, Bjorn & John, qui est d'hors et déjà après trois écoutes un must-have de l'automne. Les trois suédois du jour ont décidé de ne pas se fouler pour écrire des paroles, et l'album est donc presque entièrement instrumental. C'est surprenant et un peu déstabilisant au début, mais si on connait leurs trois albums précédents, c'est en fait une évolution assez logique. En tout cas encore une fois c'est très beau. L'album s'appelle Seaside Rock. Faudrait aussi que je vous parle du nouveau Bloc Party, mais pour l'instant je n'ai pas vraiment d'opinion finie sur la chose, donc ça attendra.

Achevons cet article sur une note poétique : qui est le connard qui a castré les Kings Of Leon ?
Sans rire, le nouvel album est tellement une demi-bouse que j'ai même pas envie d'en parler.

The Rapture - No Sex For Ben
White Lies - Death (Crystal Castles remix)
Peter, Bjorn And John - Needles & Pills