27.5.09

Take Your Time

Je me fais violence, je fuck Baudelaire et son amour des liaisons dangereuses et je rédige un truc, sinon Raphaël va m'assassiner demain matin à 8h et je n'y tiens pas spécialement (donc spécial dédicace, et au passage arrête de te battre pour des oranges le matin.) On commence par un petit disclaimer: comme je n'ai pas trop réfléchis à l'article du jour, les sujets abordés risquent d'être incohérents (et encore je vous épargne le paragraphe déprimé rédigé lundi matin à 6h54 dans le bus parce que la fille assise devant moi sentait le jambon fumé et que j'avais du coup envie de mourir ). On peut contester en avançant à juste titre que même quand j'y réfléchis c'est incohérent, mais passons.


Déjà y'a deux semaines c'était le bal de promo du lycée, et il faut quand même que j'en parle un peu. J'ai du passer deux semaines à courir derrière mes camarades de classe pour récupérer leur argent pour le bal en question, et comme cette collecte se fit en même temps que celle des photos de classes, j'avais en permanence sur moi une bonne centaine d'euro en monnaie sonnante et trébuchante qui ne demandait qu'à être dérobée. Cagnotte que j'ai même cru avoir perdu au stade le jour du bac de sport (échec d'ailleurs), mais en fait non, je suis juste un échec du rangement. Grande joie dans la préparation du dit évènement donc. Pour en revenir au bal, je n'y ai qu'à moitié assisté, car Alicia, cet être jamais à court de bons plans, m'a plus ou moins trainé à une conférence de philo à l'intitulé évocateur de "Deleuze et la bêtise". Bon j'étais consentante puis au final c'était intéressant, malgré la fabuleuse atmosphère "70 ans de moyenne d'âge". C'était marrant car quand on s'est pointées une dame devant nous nous a même dit qu'on avait du faire erreur sut la soirée ou quelque chose comme ça, car on devait avoir l'air passablement hors sujet. Quand elle s'est rendue compte de son erreur, elle s'est confondue en excuses pendant 5 bonnes minutes, déblatérant des choses sur son "dramatique ostracisme envers les jeunes" avant de nous féliciter et de nous remercier de notre présence. Même qu'au final on a même pas eu à payer les 12€ d'entrée chacune car "on avait l'air trop mignonnes". Soit. Le tout était assez surréaliste quand même, et une fois la conférence terminée on s'est dirigées vers le gymnase du lycée, lieux au potentiel hype extrêmement élevé qui accueillait le bal, et des gens pas forcément identifiés et passablement imbibés nous ont sauté dessus. Ça donnait le ton, c'était charmant l'assortiment robes de soirée + 3g dans le sang. Enfin à ce moment là, la population présente était tout de même dans une phase de redescente, donc on a probablement raté le plus drôle. Ceci dit, rien que pour observer les filles qui avaient vainement tentées de se mettre sur leur 31 à grands coups d'escarpins à paillettes, de robes qui n'auraient pas fait tâche dans la saison 1987/88 des Feux de l'Amour et de fond de teint ultra-couvrant se déhanchant sur du Pink, ça valait le coup d'œil. Ça aurait fait un splendide documentaire animalier pour les jeudis après-midi de France 5.

Le problème du jour est que sur un plan musical je n'ai pas grand chose à raconter, car après ma frénésie téléchargeuse du mois dernier, j'ai eu affaire à des restrictions drastiques de temps ordinateurial (néologisme du jour). En cause, des mercredis passés à l'internat et des parents qui partent en weekend en vous coupant internet pour vous aider à réviser votre philo. Ils sont drôles, vraiment. Pour preuve de mon dénuement, je viens seulement de me rendre compte que l'intégralité de The West Rider Pauper Lunatic Asylum (ils en veulent forcément à la vie), aka le nouveau Kasabian, avait fait surface samedi dernier. Et là il charge, donc je me contente de parler pour ne rien dire. Mes articles sont de plus en plus fascinants quand même. Ah oui sinon vous pouvez toujours jeter une oreille à Julian Plenti, soit le projet solo de Paul Banks. Il sort son premier album sous ce nom au mois d'août, et un premier titre est en téléchargement gratuit sur son site officiel. Ça s'appelle The Fun That We Have et à vrai dire, ça n'est qu'à moitié convaincant. Je m'explique : il chante toujours merveilleusement bien mais dans Interpol, c'est principalement Daniel Kessler qui compose et là du coup ça s'entend, et le résultat n'est pas fabuleux sur un plan musical, ce qui, on en conviendra, est tout de même problématique quand on doit faire un album. Il y a surtout ce clavier un peu pourri et très hors sujet derrière, enfin sait on jamais, l'album pourrait être une bonne surprise. Le point positif c'est que j'ai ensuite réécouté intensivement Turn On The Bright Lights. Quelle merveille cet album quand même. Sinon le Paul porte maintenant de manière permanent un espèce de bouc assez disgracieux, et même des chaussures ressemblant dangereusement à des pantoufles sur les photos promos de son projet solo. Comme quoi tout se perd.


Enfin pour conclure mes chers Grizzly Bear ont reçu un très beau 9.0 chez Pitchfork. Ce qui illumine forcément ma journée, et je peux donc désormais aller travailler l'esprit tranquille en écoutant une 1358° fois Veckatimest. Je déborde vraiment d'amour pour eux, c'est pathologique. Mon fond d'écran de portable est même désormais une photo de Chris Taylor, et quand un groupe atteint le statut symbolique de "fond d'écran", c'est forcément que j'ai atteint un point de non retour. Bref.
J'essaierai potentiellemnt de donner plus de sens/forme à cet article ce weekend, en ajoutant quelques titres, mais là c'est tout ce que je peux faire pour le moment. Je dois envoyer un mail à l'armée pour leur dire que ma JAPD la veille du Bac c'est un peu une grosse blague (3615 mon existence passionnante).

3.5.09

And If We Get Too High, We'll Burn This Town

Le truc fabuleux et inattendu qui me pousse ce soir à prendre le clavier c'est ma miraculeuse place pour Blur. Comme quoi il est utile se plaindre sur son blog, car on a parfois des lecteurs extrêmement bien attentionnés qui vous illuminent un peu votre vie. Donc à nouveau merci à la dénommée Juliette grâce à qui je ferai partie des 4000 et quelques frenchies qui auront le privilège d'assister au retour des 4 britons sur le sol français. J'aime définitivement 2009 jusque là. Non mais Blur quoi! J'ai passé l'après-midi à écouter leur discographie en shuffle, et j'avais un peu de mal à réaliser que dans deux mois j'aurai devant moi Damon+Graham+Alex+Dave. J'ai beau déjà avoir vu le premier dans le cadre d'un joli mais relativement chiantissime concert de The Good The Bad And The Queen, là ça sera les quatre d'un coup, et il faut reconnaitre que Blur, c'est un peu mythique comme groupe. En plus dans le théâtre romain de Fourvière, lieu béni par Dieu JC il y a trois ans (ça fait longtemps que je l'avais pas évoqué lui!). J'ai hâte de me retrouver entourée de quasi trentenaires nostalgiques. J'ai aussi envie d'offrir à Alex James des fromages ardèchois pour l'occasion (enfin ça c'est peut être la phrase de trop). En gros, contentement extrême de pouvoir au final conclure ainsi les examens de fin d'année qui sont désormais dangereusement proches.

Du coup je pense devoir faire un trait sur le passage Lyonnais d'Of Montreal, car c'est la veille de mon départ à Angoulême, et que comme j'ai une fois de plus eu la flemme de chercher un boulot pour l'été, mes finances sont un peu limitées et destinées à être préservées pour la semaine à Londres (Underage Festival oblige) et la quasi totalité de mes amis bossent, donc personne à trainer là bas avec moi. Quand à la mendicité auprès des parents c'est lassant à force. Puis, pour rien arranger la première partie est assurée par TV On The Radio, groupe approximativement chiant comme la pluie en concert, et que je vais en plus revoir deux jours plus tard. Toujours est il qu'au final ça me fend quand même un peu le coeur de me dire que Kevin Barnes et son mini short doré seront à 150 bornes de chez moi sans que je sois présente. Mais bon je vais voir Blur donc tout va pour le mieux.

Surtout il semble de plus en plus sûr que je sois à l'Underage Festival de Londres début août, ce qui pour faire simple signifierait Mystery Jets + The Horrors + Patrick Wolf dans la même journée. Oui, rien que ça. Donc forcément ça met un peu en joie ce type de perspective, d'autant plus que The Bachelor s'est avéré excellent, ne confirmant heureusement pas mes craintes entourant le premier single Vulture et son clip SM assez particulier. Patrick n'a pas perdu son violon et nous a pondu un excellent album, plus proche de Wind In The Wires que de The Magic Position, remplis de petites merveilles comme Damaris, Oblivion, The Bachelor ou The Sun Is Often Out. 2009 est décidément remplie de fabuleuses sorties musicales, j'ai pas le temps de tout mentionner mais écoutez Wall Of Arms des Maccabees, vraiment, même si ça a déjà été dit partout. Il est encore mieux que Colour It In. J'ai aussi enfin écouté un des buzz américains du début de l'année, soit The Pains Of Being Pure At Heart. En fait j'étais rebutée par la pochette (autistes anonymes bonjour) donc j'avais fait l'impasse mais en fait c'est bien, donc ne soyez pas aussi débiles que moi, et précipitez vous dessus. Et je me rends compte que je n'ai pas mentionné le nouveau Peter Bjorn And John mais là j'ai pas exactement le temps, donc je vous laisse avec cette Black Cab Session et on en reparle au prochain épisode.

Patrick Wolf - Damaris
The Maccabees - No Kind Words
The Pains Of Being Pure At Heart - This Love Is Fucking Right!
Sonic Youth - No Garage (demo)
Ryan Adams - World War
The Big Pink - Velvet