5.4.10

My Friends They Come And The Lines They Go By.


Puisque j'ai dis à très bientôt il est pertinent de joindre le geste à la parole en publiant. Je ne commenterai pas en ces pages la reformation des Libertines, mon éparpillement virtuel s'en est déjà bien chargé sur diverses plates-formes. Puis à un moment va falloir arrêter de vivre par rapport au passé et en vrai je n'écoute presque plus de groupes anglais donc je vais faire comme si ça ne me touchait pas du tout et je n'avais pas eu une vieille larme au coin de l'oeil en matant la conférence de presse.

Du coup je ne sais déjà plus très bien où je voulais en venir. Ah si. Aujourd'hui est en fait une journée extrêmement solennelle, à savoir la dernière que je passe du côté underage de la force. A partir de demain je pourrai passer le permis, voter, consommer et acheter des alcools forts, mais pas forcément dans cet ordre là. Et me faire tatouer, ce qui dans l'immédiat est la perspective la plus excitante et concrète par rapport à toute cette histoire de majorité. En effet un formatage précoce à la Robbie "J'ai 22 tatouages" Williams a fait de moi une grande admiratrice d'encre corporelle mais n'étant pas assez rebelle dans l'âme pour déclencher une WW3 chez moi, j'ai attendu sagement mon tour pendant toutes ces années. Donc samedi nous sommes allées visiter le salon envisagé avec une amie, et en gros puisque l'homme à qui j'ai eu affaire avait une belle barbe et une belle chemise de bûcheron, on peut dire avec certitude que d'ici un mois j'aurai mon amour pour Paul Banks à jamais gravé dans le bras. Ou tout du moins jusqu'à ce qu'un Grand Blanc Australien décide de me l'arracher le jour où je me mettrai sérieusement au surf, parce que oui le trip existentiel surfeur fait lui aussi partie de mes projets de vie. A côté de ça avec ce type de choix je compromets fortement mes chances d'obtenir un poste haut placé dans un ministère, ce qui serait quand même plus en accord avec mes études, mais il est bon de se fermer certaines portes. Ca me rappelle, certes dans une moindre mesure, le chanteur de Mastodon expliquant qu'un tatouage facial était le meilleur moyen de s'assurer de ne jamais décrocher un job dans une banque. Ce genre de déclarations plaît énormément à l'adolescente pas finie de 14 ans continuant à acheter des Tshirts de type "skate or die" sommeillant en moi. Le chanteur de Mastodon c'est le charmant jeune homme là.
Je vais avoir 18 ans, et tous les enjeux qui vont avec me travaillent.


Maintenant que vous êtes sous le charme de Brent Hills, je vais en venir à Tokyo Police Club, parce que c'est d'eux que je voulais parler à la base, ces garçons étant mon groupe Canadien-préféré-de-tous-les-temps, car Dave Monks + sa voix = la vie, cf des choses comme Citizens of Tomorrow, La Ferrassie ou Centennial. Champ, leur deuxième album et demi, est terminé et atterrira donc très prochainement sur les platines des fans avertis. Les TPC ont décidé de franchir l'Atlantique ce printemps pour tourner en Europe, prenant évidemment soin d'éviter la France. Si possible, je me téléporterai à Londres le 8 juin histoire de vérifier qu'ils sont bien constitués de chair et d'os, car je commence à douter. Ils ont posté gratuitement un nouveau titre sur leur site officiel, ça s'appelle Breakneck Speed, ça dure plus longtemps que du Tokyo Police Club normal (soit plus que 2min30) et c'est très très beau, du très grand TPC. Pour ceux qui seraient passés à côté, corrigez vite votre terrible erreur avec le lien ci dessous. Sinon au passage dans la catégorie tournée je crois que je n'ai pas mentionné l'Inrocks Indie Club du mois prochain: SURFER BLOOD EN FRANCE. Voilà tout.

Tokyo Police Club - Breakneck Speed

On va finir sur une recommandation live avec Hooka Hey, un jeune groupe parisien vu samedi dernier au Théâtre Bobino alors qu'ils ouvraient pour Manfred Mann's Earth Band, un groupe qui suscitera peut être d'émotives réactions chez vos parents (j'ai pour ma part touché le jackpot en gagnant 10 minutes d'anecdotes sur l'année de 1° de mon père en évoquant leur nom au téléphone) mais qui n'est plus exactement au top de ses capacités aujourd'hui, aka "la chemise blanche trop moulante ouverte sur torse velu, c'est non". Du coup avec Lauriane on s'est interrogées sur l'après, sur les concerts qu'on ira voir dans 30 ans, puis on avait un peu envie de mourir. Hooka Hey par contre c'est oui, ça joue fort et bien, la voix est grave et le tout sonne plutôt américain, ce qui est également un bon point. Vous pouvez aller jeter un oeil à leur site, hélas pour le moment aucune nouvelle chanson n'est disponible donc il faudra vous contenter des teasers en attendant la suite: