19.3.09

Their Dreams Stay Firmly Rooted In The Shallows

Hier j'ai fait le concours général d'Anglais, ce qui était un peu la fierté de ma vie jusqu'au moment où je me suis retrouvée face au sujet. Un extrait de Sur La Route de Jack Kerouac, truffé de mots qui n'existent pas dans la vraie vie, genre "wrenches" par exemple, qui signifie "démonte roue", ou "adobe", ce qui m'a permis d'apprendre au passage que non, ça n'était pas juste un logiciel. Donc ça combiné à des questions qui n'en sont pas, de type "Mexico : from fun and frenzy to revelation" (et démerde toi), ça a donné un espèce d'échec assez intéressant, mais je suis quand même restée les 5 heures, histoire de rogner un maximum sur le temps du cours de philo et de pouvoir observer "Quentin le pion au physique le plus avantageux de l'histoire des pions" qui venait faire des photocopies à intervalles réguliers dans la salle de la vie scolaire où on m'avait collée. Ça donne un sens à votre journée ce genre de chose.


Après cette brève introduction scolaire, nous allons aujourd'hui parler musique, une fois n'est pas coutume. Car il y a particulièrement beaucoup de choses à raconter cette semaine, donc préparez vous à un truc assez laborieux.
Tout d'abord, les Horrors ont enfin sorti un nouveau single, dont vous pouvez voir la vidéo sur leur site officiel. Ça s'appelle Sea Within A Sea et c'est assez fabuleux. Elle estégalment en téléchargement gratuit en s'inscrivant à la mailing list sur ce même site, mais sinon pour les flemmards, je l'ai mise dans la playlist. La chanson n'a vraiment rien à voir avec tout ce qu'ils avaient pût faire sur Strange House, c'est limite shoegaze et ça dure pas loin de 8 minutes. Mais c'est vraiment un bijou, du coup maintenant j'attends avec impatience Primary Colours, qui devrait faire surface dans pas longtemps avec un peu de chance.
Ensuite, dans la catégorie nouveau single, il y a le Vulture de Patrick Wolf, qui est supposé nous sortir deux albums cette année, dont le premier , The Bachelor, courant juin. Je l'aime beaucoup ce garçon mais là c'est vraiment pas la joie, déjà la chanson en elle même n'est pas très excitante, mais en plus elle est accompagnée d'un clip sadomaso assez inquiétant où Patrick est assez peu vêtu et où il n'hésite pas à donner de sa personne. Sauf ça fait principalement peur de le voir comme ça, et qu'en plus il a un peu enflé par rapport à Wind In The Wires par exemple. Je mets également le titre dans la playlist pour que vous vous fassiez votre avis, mais il ne faut vraiment pas s'attendre à quelque chose de démentiel.


Voilà pour la rubrique singles. Pour ce qui est des albums, j'ai dernièrement écouté intensément le nouveau Grizzly Bear, Veckatimest, car ils sont un peu my brand new favourite band. L'album est très, très réussi, et comme je suis actuellement entrain de découvrir leur discographie en mode accéléré, j'ai également téléchargé leur Friend EP. C'est moins bien que le reste, mais leur reprise de He Hit Me des Crystals est un grand moment de poésie.
J'ai aussi téléchargé deux albums de Håkan Hellström, un songwriter suédois très doué qui fait des très beaux albums un peu folk/rock aux paroles très profondes d'après ce qu'on m'a dit, et que bien évidemment je ne comprend absolument pas puisqu'il utilise sa langue natale. Känn Ingen Sorg För Mig Göteborg (merci le copié/collé) vaut l'écoute.
Il me semble important de mentionner Wolfgang Amadeus, le nouvel album de Phoenix, mais en même temps à l'heure qu'il est presque tout le monde l'a déjà écouté. Il est fichtrement bon, mais quand même, je crois que je préfère It's Never Been Like That.


Et je viens de me rappeler grâce à une association d'idée un peu tordue que je voulais "un peu" parler presse aujourd'hui. Je m'explique : j'ai une très forte consommation de magazines musicaux : Je suis abonnée à Volume et à Rock&Folk, j'achète les Inrocks presque toutes les semaines, Voxpop dans les gares car ça n'existe pas en Ardèche, Tsugi quand ils font leur couverture avec MGMT ou Late Of the Pier, et aussi Trax ou Technikart de manière plus exceptionnelle. On peut également ajouter à la liste Rolling Stone et tous les magazines de guitare que mon père achète régulièrement. Et là, c'est sans compter les spécialités locales achetées à l'étranger. Tout ceci cause bien évidemment d'importants dégâts sur mes finances, le rangement de ma chambre ainsi que le temps que je consacre à la lecture d'œuvres classiques conseillées par les profs. Néanmoins, je demeure à l'affut de nouvelles publications potentiellement intéressantes. Et l'autre fois, alors que je passais par le bureau de tabac officiel du lycée avant l'étude (histoire de m'approvisionner en Snickers si ma mémoire est bonne), mes yeux se sont arrêtés sur un magazine nommé Eldorado ayant eut le bon goût de coller les Fleet Foxes en couverture. Et forcément je me suis sentie obligée de l'acheter, impossible de le laisser seul sur son présentoir, quitte à engloutir le budget Snickers (un vrai sacrifice). Et ce fut une très bonne surprise : le magazine était rempli de groupes américains folk, alt-country et autres sous genres étranges tous plus inconnus au bataillon les uns que les autres. Et il y avait au milieu de tout ça un article sur Department Of Eagles, groupe découvert grâce à Claire dont on entend à peu près strictement jamais parler dans nos contrées, donc ça m'a fait extrêmement plaisir des les voir mentionnés dans un magazine francophone sur plus de trois lignes et demi. Et avant que j'oublie, une autre bonne nouvelle dans la catégorie magazine : Magic a baissé son prix et ce mois ci y'a Zach Condon en couverture, ainsi que des articles sur Loney Dear, Empire Of The Sun et Peter Von Poehl, 7° homme de ma vie en partant de la gauche, et qui a sorti un nouvel album lundi. Album dénommé May Day, et que je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter, mais il sera forcément de qualité et donc probablement chroniqué ici dans les semaines à venir.
Tout ça pour dire que ça m'aide pas franchement à travailler ces trucs.


Patrick Wolf - Vulture
Grizzly Bear - Two Weeks
Håkan Hellström - Magiskt, Men Tragiskt
The Horrors - Sea Within A Sea

6.3.09

So, So Long Ago Since I Felt Shivers Down My Spine

En fait j'avais la flemme d'écrire un vrai article complet hier soir mais je voulais poster cette photo, parce qu'elle est objectivement (OUI, objectivement) magnifique et que dans un mois = Mando Diao à la Maroquinerie. J'ai mon billet devant moi là, et je crois que je vais passer les 4 prochaines semaines à le couver. Faut savoir à quel point je les aime quand même ces garçons, je vais faire une crise de sentimentalisme aigüe s'ils font des trucs genre How We Walk, Driving Around ou Dalarna, je vois pas vraiment comment adopter une attitude plus neutre. Dans tous les cas je ferai surement peur à voir, mais bon, j'ai un peu trois ans d'attente dans les pattes, donc acte. J'AI HATE et j'écoute High Heels 5 fois par jour, et finalement je crois que j'aime terriblement ce Give Me Fire. Hier soir je me suis faite une session "youtube interviews en Suédois, je comprends pas un traitre mot mais je suis contente". Et paf, je suis tombée Dance With Somebody au piano. Ce concert m'obnubile fortement mais en même temps ça me permet de me détourner de cette grosse fuckery que fut ce second trimestre, avec ses dépressions et son internement en psychiatrie. Oui, il se passe plein de choses fabuleuses autour de moi dernièrement.

Sur un autre registre, vu que j'ai pas des tonnes de choses à raconter, je vais parler un peu des NME awards, sans refaire un compte rendu catégorie par catégorie comme l'année dernière parce que c'est d'un intérêt limité puisque par exemple Muse et les Killers ont reçu précisément les mêmes prix que l'année dernière, cad best live band et best international band. Là tu dis vive l'originalité des masses. J'avais téléchargé la cérémonie pour mon ipod histoire d'avoir un truc à faire dans le bus, et ce fut pas aussi douloureux et chiant que ce à quoi on pouvait s'attendre. Le principe de ce genre de cérémonie demeure plus ou moins bidon, mais au moins aux NME awards, y'a du beau monde à observer. Par exemple un Patrick Wolf intégralement habillé en Lady Gaga ou des Pete et Carl ensemble (je disais justement dans l'article précédent avoir fait le tour de la question mais je confesse un sourire niais quand j'ai vu ça). Y'avait quelques moments réjouissants, comme Andrew VanWyngarden très enjoué/ivre qui sort "a guuuummy spiiiiider !" en guise de speech de remerciement, ou encore Oasis recevant le prix du meilleur groupe anglais en leur absence et se faisant copieusement hués par le public présent, dont un Alex Kapranos tout de bleu ciel vétu et visiblement extrêment réjouis par cet instant de rebellion contre l'establishment musical briton. Lui et son groupe ont joué une reprise de Call Me de Blondie avec La Roux, que je n'aime définitivement pas car non seulement elle porte un patronyme crétin mais en plus elle semble atteinte d'une incapacité chronique à chanter convenablement, ce qui est au vu de sa profession assez problématique. Dans la catégorie prestation live y'a eu Glasvegas en duo avec Florence Welsh reprenant Elvis, et James Allan semblait prendre un plaisir certain à se vautrer sur cette dernière, ça vous mettait presque mal à l'aise. Je suis sure que Jamie Reynolds était jaloux. Il y a aussi eu les Friendly Fires qui ont joués Jump In The Pool avec des danseuses de samba brésiliennes à moitié nues, mais le déhanché du chanteur n'avait strictement rien à leur envier, définitivement un très grand moment de danse. Mais le clou de la soirée c'était quand même ces magnifiques ordures qui joueront à Hyde Park en pleine période d'examens, j'ai nommé Blur. Magnifique version acoustique de This Is A Low par Damon et Graham, j'ai pas versé ma petite larme de circonstance parce que le bus Lamastre/Tournon c'est pas vraiment le cadre idéal, mais quand même. Du coup le lendemain quand il a fallu faire en cours d'anglais un commentaire sur un document inconnu choisis par nos soins (cherchez l'erreur), j'ai choisi Beetlebum. Et j'ai au passage découvert qu'elle parlait d'héroïne. Parfois la réalité de l'existence voir rattrape comme ça sans prévenir et ça demeure déroutant. J'aime l'humanité, vraiment.